Pourquoi avez-vous voulu vous lancer dans cette aventure avec votre fils ?
Enzo, c’est comme mon meilleur ami, c’est moi au masculin. On a le même caractère, les mêmes objectifs et les mêmes idées. On aime la lumière tous les deux. Il est la plus belle chose que j’ai faite sur cette terre. Faire cette aventure avec lui, c’était donc une évidence. Nous sommes très proches, et ça nous a aussi permis de transmettre un message d’espoir aux mamans qui rencontrent des difficultés avec leurs enfants, pour leur montrer que c’est possible. Ça nous a permis de nous retrouver deux fois plus dans ce tournage. C’était vraiment une belle expérience.
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Vous souvenez-vous avoir joué aux détectives quand vous étiez plus jeune ?
Je déteste les jeux, tous les jeux, en fait. Par contre, quand les jeux s’immergent dans la vraie vie, c’est tout ce que j’aime, donc ce programme m’allait très bien.
Vous avez essuyé quelques critiques pendant votre passage à Nouvelle Star. Comment avez-vous vécu ce moment de votre vie ?
Ça a été une période très, très difficile. Beaucoup de gens se sont arrêtés à ce qu’ils ont vu à la télé sans chercher à creuser plus loin. Mais dès que j’ai commencé à signer avec Mugler, les regards ont changé, les gens ont reconnu que j’avais une belle voix. Ça a vraiment été douloureux. Aujourd’hui encore, j’ai cette peur et ce besoin de prouver constamment aux gens.
Vous avez donc été l’égérie de Thierry Mugler et monté le spectacle The Wyld produit et mis en scène par lui. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?
Il a été mon papa de cœur, et il est parti bien trop tôt alors qu’on avait encore plein de projets. C’est l’une des meilleures expériences que j’ai vécues. Il m’a fait confiance au-delà de ce que la France pouvait penser de moi. Il m’a présentée anonymement devant les plus grands producteurs étrangers, sans révéler mon identité, et il était tellement fier des retours. Être meneuse de revue, être une "diva" comme il disait, être applaudis par 3000 spectateurs chaque soir, c’était pour lui une victoire. Pour moi, il a su voir au-delà des apparences.
Est-ce compliqué aujourd’hui sans lui ?
Je ne dirais pas compliqué, car je suis quelqu’un de spirituel. Je me dis que c’était écrit et qu’il devait partir pour que je puisse voler de mes propres ailes. Il ne serait pas d’accord avec tous mes choix, c’est certain, mais je sais qu’il est à mes côtés.
Quel a été votre coup de cœur dans l’émission de W9 The detective club ?
Loane, que j’ai même appelée "ma fille" dans le programme, et elle m’a appelée "maman". J’ai aussi eu des coups de cœur pour tout le monde. J’ai été surprise par Julien Tanti qui m’a acceptée sans se poser de questions.
Comment se préparer à une aventure dont on ne sait rien ?
On ne peut pas… Jusqu’à la dernière seconde, j’étais stressée. Avant de commencer le tournage, j’ai dit à mon fils : "J’ai peur de ce que les gens vont dire de moi". Il m’a tout de suite rassurée, en me disant que je n’avais pas à avoir peur et qu’il fallait que je me moque des critiques, parce qu’il y en aura toujours.
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Comment fait-on pour faire face aux critiques ?
En se forgeant une carapace. Mon côté sensible et vrai restera toujours là… Je tiens à préciser que je n’ai pas accepté ce programme pour être sous les projecteurs, pour l’argent ou relancer ma carrière. Je veux juste m’amuser, profiter, rigoler et montrer aux gens que je suis comme tout le monde.
Quelle a été votre méthode pour démêler le vrai du faux parmi les participants dans The Detective Club ?
Ça a été très dur, mais j’analyse vite les autres. J’ai beaucoup été dans le domaine du spirituel et j’analyse le comportement des êtres humains. Il y a des petites choses dont je suis fière.
Pensez-vous qu’il existe une différence entre la télé-réalité des années 2000/2010 et celle d’aujourd’hui ?
Oui, il y a une grande différence dans les codes. À l’époque, tout ce qu’on voyait à la télé était brut de décoffrage. Aujourd’hui, les gens ont acquis des codes. En plus, il n’y avait pas les réseaux sociaux, qui sont une vraie machine aujourd’hui.
Quelles autres émissions souhaiteriez-vous intégrer ?
Danse avec les stars pour montrer qu’on peut danser et avoir du talent même quand on a plus de 40 ans, même quand on est Cindy Sander car en France, parce que je suis Cindy Sander, certains producteurs refusent encore. J’aimerais aussi beaucoup participer à Mask Singer, car Mugler me l’avait montré… Je me souviens qu’il avait présenté une maquette à des producteurs en leur disant que c’était moi, et ils avaient répondu catégoriquement "on n’en veut pas". Quelques temps plus tard, il est revenu avec la même maquette, mais en disant que c’était une jeune Québécoise. Cette fois, ils ont adoré. Pouvoir faire juste écouter ma voix, j’aimerais beaucoup…