“Je vais faire un sevrage à la dure” : Amandine Pellissard arrête son “traitement de substitution à l’héroïne”

Publié le 8 décembre 2023 à 15:43
Instagram @amandine.pellissard.off
Amandine Pellissard n'a jamais caché le fait qu'elle avait consommé de la drogue dans sa jeunesse. La maman de neuf enfants en paye les conséquences encore aujourd'hui et a décidé d'agir de manière radicale comme elle l'a confié sur Instagram.

En octobre 2021, Amandine Pellissard se confiait comme rarement sur la chaîne YouTube de Jeremstar pour son émission Baby Story. Elle confiait être tombée dans la dépression à l’âge de 12 ans après avoir été victime d’inceste. Puis d’expliquer : "J’ai été confrontée à la drogue à cette époque-là. Vers 15 ans, j’ai commencé à avoir des mauvaises fréquentations. J’ai touché à tout, jusqu’à ce que je tombe enceinte de Léo". C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’elle décide de stopper net sa consommation. "Je ne sais pas si c’est parce que j’avais pris des acides et de l’opium, ou si c’est que je mourrais vraiment, j’ai eu l’impression de toucher un rideau rouge, qui ne s’ouvrait pas, et j’ai vu une espèce de diable passer, me disant ‘Pas maintenant Amandine, tu as ton fils à élever’. Et j’ai fait le choix de vivre, quand j’ai su que j’attendais Léo", racontait-elle. 

"Je vais faire un sevrage à la dure"

Elle devait depuis suivre un traitement médicamenteux de sevrage… En mars dernier, elle expliquait lors de l’un de ses lives pourquoi elle ne rentrait pas directement chez elle après chacun de ses accouchements. En amont de la naissance de sa petite dernière, elle explication comment aller se passer l’après accouchement. "Je vais être hospitalisée, comme d’habitude, entre sept et dix jours. Avec mon traitement de substitution, de toute façon, je ne peux pas être hospitalisée moins de sept jours", confiait-elle. Et l’épouse d’Alexandre Pellissard d’expliquer : "Avec la méthadone, il n’y a pas forcément de syndrome de sevrage, ça n’arrive qu’à 20 % des naissances. C’est très surveillé (…) C’est un traitement dont je ne peux pas me passer. Je suis dépendante physiquement. Je le prends comme une piqûre de rappel des années de déviance que j’ai eues à l’adolescence. Je porte toujours le poids de cette connerie-là !".

Hier, jeudi 7 décembre, elle a finalement décidé de se faire violence et de cesser son traitement de manière "brutale". En story Instagram, elle parlait pendant 10 minutes des raisons qui l’ont poussée à faire ce choix et en expliquait les conséquences. "Il faut que je vous dise un truc assez important… Voilà, je ne vous ai jamais caché que j’étais sous méthadone depuis de très très nombreuses années. Traitement qui a dû être augmenté au fur et à mesure de mes grossesses", débutait Amandine. Et de préciser : "Là, je ne sais pas, j’ai eu une saturation… Je devais retourner à mon rendez-vous d’addicto et puis, je me suis dit : ‘Je vais faire un sevrage à la dure, en fait. J’arrête. D’un coup. Comme ça’".

"Je me sens libérée"

Elle ajoutait avoir réduit son traitement de façon "brutale" puis d’annoncer que ça faisait maintenant deux jours qu’elle ne prenait plus rien du tout. "Je suis super contente de moi. Je ne vous cache pas que la réduction de la posologie a été brutale", reconnaissait-elle en qualifiant son traitement, qu’elle prend depuis 15 ans, d’"héroïne synthétique". La maman de Léo terminait en précisant s’être dit qu’elle préfère "en ch*er physiquement" plutôt que de continuer. Elle rassurait ses abonnés : "Psychologiquement, ça va très bien parce que je suis complètement détachée de cette dépendance passée". Elle décrivait des "douleurs très dures à supporter" mais être prête à faire avec, le temps de s’adapter. La maman de neuf enfants a eu le droit aux félicitations de son mari et en profitait pour avouer que c’est grâce à sa petite dernière "extrême prématurée" qu’elle a trouvé le courage. "Pour quelques années de toxicomanie que j’ai connues adolescente, je me retrouve avec un traitement depuis 15 ans", regrettait-elle. Et de conclure : "Je me sens libérée (…) Le mental est plus fort que tout (…) Je me suis prouvé à moi-même que j’en étais capable"

Par
Kahina Boudjidj