« Je me suis senti trahi » : Emin (Koh-Lanta) revient sur son élimination

Publié le 28 février 2023 à 22:35
©A.ISSOCK/ALP/TF1
Le doyen de cette édition de Koh-Lanta a été éliminé de l’aventure après seulement une semaine de compétition. Emin revient sur son aventure…

Qu’est-ce qui a motivé votre participation ?

Emin : Cela fait 20 ans que j’envoie ma candidature. Mes motivations ont évolué au fil des années. A 56 ans, outre l’aventure c’était l’occasion pour moi de faire une introspection personnelle, de réfléchir au sens de la vie… 

Aviez-vous des appréhensions avant votre départ aux Philippines ?

Je ne suis pas le plus grand des sportifs, je savais que cela pourrait me poser quelques problèmes en début d’aventure, mais j’étais déterminé, rien ne me faisait peur.

Célia, doyenne des jaunes, nous a confié avoir eu du mal à communiquer avec les membres de son équipe. Avez-vous vécu la même chose chez les rouges ?

Pas du tout, je me sentais très bien dans ma tribu, je m’entendais avec tout le monde. C’était plus embêtant pour eux, de supporter mes ronflements la nuit (rires). Je dormais un peu à l’écart pour éviter de les déranger.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à supporter dans vos conditions de survie ?

La première nuit a été particulièrement difficile pour tout le monde. J’ai eu une petite gastrite au début du jeu qui a guéri rapidement en prenant des médicaments. A part cela, je pense m’être rapidement adapté à la vie d’aventurier. Comme je ressentais moins la faim que mes camarades, je leur proposais de temps en temps ma part de manioc.

Qu’avez-vous pensé en découvrant le casting complet ?

Je n’en menais pas large étant donné mon petit gabarit comparé aux autre aventuriers masculins. De plus, je ne m’attendais pas à être le doyen des candidats. Au parcours du combattant, je me souviens m’être demandé « mais qu’est-ce que je fais-là ? » (rires). 

Les rouges sont très virulents vis-à-vis du comportement d’Helena. Est-ce mérité selon vous ?

Ils lui reprochaient d’être arrogante et egocentrique. Personnellement, elle ne m’agaçait pas. D’ailleurs, je n’avais pas vraiment entendu les propos tenus par Helena. En revanche, lors de la composition des équipes, j’ai entendu Anne-Sophie – déjà très énervée d’avoir été choisie en dernier – murmurer « celle-là on va la jeter » en parlant d’Helena.

Alexandre a cristallisé les critiques envers Helena. Une stratégie qui vous arrangeait bien ?

Il jouait son jeu. Dès la première nuit il m’avait confié être contre le fait d’éliminer les plus âgés ou les moins sportifs. Au début, l’âge est l’un des premiers arguments avancés pour justifier une élimination. Les jours suivants, ce sont plutôt les mauvais comportements qui sont visés. C’est là qu’un profil comme le mien peut passer entre les mailles du filet. C’était plutôt bénéfique pour moi, du moment que les critiques étaient dirigées vers quelqu’un d’autres…

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé le conseil ?

La veille, Alexandre m’a annoncé que finalement tout le monde allait voter contre moi. Je me suis senti trahi, quand on monte une stratégie on s’y tient. En trouvant l’avantage stratégique, j’étais hyper content, je me suis dit ça y est je suis sauvé. Mais en découvrant que c’était « juste » un double-vote je suis redescendu de deux étages. Je ne savais pas comment faire pour l’exploiter. J’étais épuisé par mes recherches, je n’avais plus vraiment les idées claires.

Lors de votre élimination, vous avez confié « On m’a embarqué dans une stratégie contre Helena. Finalement, j’ai été le dindon de la farce » regretter-vous d’avoir fait trop vite confiance ? 

Je suis le sacrifié de l’histoire. Le problème c’est que je me suis laissé embarqué dans la stratégie d’Alexandre. En réalité je n’avais aucun contrôle dessus et c’est ce qui m’a été fatal. Ce n’était pas un plan murement concerté à plusieurs. J’étais plutôt la personne qu’Alexandre venait voir quand il grapillait des informations. J’ai été victime de cette stratégie.

Quel est votre meilleur souvenir ?

D’avoir trouvé le double-vote. Je voulais absolument gagner quelque chose lors de cette aventure. Le fait d’avoir été déterminé, non-stop du lever au coucher du soleil, et d’avoir atteint mon objectif, c’est ma plus grande fierté. Je la dédie à mes proches. 

Sarah Ibri

 

 

 

 

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