“J’avais des envies de meurtre” : Paul El Kharrat (Les 12 coups de midi) s’exprime sur le harcèlement qu’il a vécu

Publié le 6 décembre 2022 à 15:25
Instagram @paul_el_kharrat
Paul El Kharrat a récemment sorti son troisième livre et celui que l'on trouvait plutôt discret ne cesse de faire des confidences. L'ex-maître de midi est revenu sur ces années où il a subi le harcèlement et a confié son ressenti qui lui a parfois donné envie d'aller loin dans ses actes…

Le 12 octobre dernier, Paul El Kharrat sortait son troisième livre baptisé Bienvenue dans mon monde, aux éditions Harper Collins France. Depuis, le jeune homme, rendu célèbre suite à sa participation aux 12 coups de midi, fait la tournée des médias et n’hésite pas à se confier davantage sur son vécu. Il s’est ouvert à nos confrère de Yahoo Actualités au sujet de ces années où il a subi le harcèlement.

"J’avais des envies de meurtre"

Comme le soulignent nos confrères, "Une personne sur quatre est atteinte d’un trouble psychique à un moment de sa vie. Et la pandémie de Covid-19 a encore renforcé ces troubles". C’est dans le but de "briser le tabou", que le média invite personnalités et anonymes au micro de Yahoo dans Tourments. Le jeune homme de 23 ans commençait par se souvenir douloureusement de ses années collège et des fois où il s’est réfugié au CDI [centre de documentation et d’information] pour éviter d’avoir à croiser certains individus qu’il juge "méchants" ou "désagréables". Il commentait : "Les collégiens sont un peu bêtes. La mort sociale vient lorsque l’on s’abaisse devant la moindre contrariété. Il ne faut pas se changer, faire comme tout le monde par peur d’être embêté". 

Paul soulignait également ne pas supporter les regards braqués sur lui, qui lui signifiaient davantage sa différence. "Ça me décontenançait. J’avais l’impression de perdre tout repère, d’oublier ce que je voulais dire. Je n’aimais pas du tout", se rappelait-il. Et de poursuivre : "Si une personne osait me contredire ou m’insulter, j’avais envie de le frapper, de le laminer. J’avais des envies de meurtre", reconnaissait-il sans filtre. Pour éviter d’en arriver au pire, Paul El Kharrat a dévoilé sa manière de se canaliser. Il expliquait : "Je me calfeutre dans ma chambre, je me plonge dans la lecture pour le rêve qu’il me procure. Il y a une histoire, une philosophie et une poésie qui émanent des livres que je lis". Et de conclure sur le fait que "L’humain a encore beaucoup à travailler sur lui-même, à évoluer".

Kahina Boudjidj  

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