Vous avez été victime d’une grosse d’une allergie, à quoi était-ce c’était dû ?
Estéban : Ça restera l’un des mystères de ce Koh-Lanta (rires). On n’a jamais vraiment su comment c’est arrivé. J’ai dû me faire piquer par un insecte, mais ma santé n’était pas en danger. J’ai été choqué de découvrir mon visage lors de la diffusion, car sur place nous n’avons pas de miroir (rires). Je n’ai pas fini de me faire charrier par mes copains.
Vos coéquipiers vous ont souvent reproché de ne pas aller au-delà de vous-même pendant les épreuves, que répondez-vous à ça ?
Je me donnais à fond, mais j’étais très affaibli. J’ai vraiment souffert du manque de nourriture, je ne pensais pas que ce serait aussi dur.
Comment-vit on son Koh-Lanta lorsqu’on est souvent sur la sellette ?
Dès le début de l’aventure on vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, et encore plus lors de la réunification, on fait avec. Je pense que mon capital sympathie m’a permis de rester jusqu’au 34e jour d’aventure. Je n’étais pas l’aventurier le plus redouté physiquement non plus.
À lire également
Tomber avec Clémence aux destin liés : bonne ou mauvaise pioche ?
C’était une pioche… de toute façon je n’avais pas le choix. Elle avait remporté deux totems d’immunité, elle est sportive et compétitrice, donc j’étais content d’être avec elle. En revanche humainement j’aurais préféré me retrouver avec Julie ou Tania.
L’épreuve de dégustation semble vous avoir donné du fil à retordre ?
En réalité, je n’ai pas vraiment démérité. Lors de la première manche, j’ai terminé au même niveau que Frédéric. Puis à la seconde manche, lorsque Clémence fini son plat, Quentin et Laura avait déjà terminé les leurs. Si j’avais été le premier a commencé la dégustation, je me serais mis un petit coup de pied aux fesses, mais je savais que c’était quasiment plié d’avance avec Nicolas qui était un bulldozer. Je n’allais pas non plus me faire vomir !
Clémence a été très virulente envers vous en vous reprochant la défaite de l’épreuve de dégustation. Comment avez-vous réagi en découvrant son attitude ?
Elle est gonflée ! Lorsqu’elle a fini son plat, deux de nos adversaires avaient déjà terminé avant elle… J’ai été choqué par ses propos, surtout que face à moi elle tenait un tout autre discours. Je comprends qu’on puisse avoir les nerfs à vif, vu nos conditions de survie, donc je ne lui en veux pas mais c’est vrai que j’ai été très déçu.
À lire également
Comment avez-vous abordé le conseil des destins liés ?
J’étais serein, d’autant plus que Clémence avait fait l’alliance du petit doigt avec Fred et Quentin. Depuis le début ils formaient un trio assez soudé, donc j’ai été très surpris du dépouillement. Mais c’est ça Koh-Lanta, on se rend compte que personne ne tient sa parole. C’est un jeu d’échec tout le monde place ses pions.
Regrettez-vous d’avoir donné votre vote noir à Quentin ?
Sur le moment non, mais jamais ne n’aurais pu me douter qu’il avait voté contre Nicolas dans le seul but de m’amadouer afin d’obtenir le vote noir. C’est bien joué de sa part, il m’a bien berné !
Vous êtes-vous étonné en remportant votre duel face à Clémence ?
Généralement je peux vite m’énerver dans ce genre d’épreuve de construction, comme lorsque que je monte un meuble (rires). Là j’étais dans un état second, je me suis concentré et franchement, j’ai été bien content de battre Clémence, c’est une belle revanche. Elle qui se plaignait en disant « Estéban n’a pas de logique », j’ai été bien content de lui fermer son clapet !
Saviez-vous qu’un second duel vous attendait ?
Lorsque j’ai vu que Denis ne rallumait pas mon flambeau à la fin du premier duel, j’ai compris qu’un chemin semé d’embûches m’attendais (rires)
Dans quel état d’esprit avez-vous abordé ce second duel face à Tania ?
J’ai été très fier de l’affronter, peu importe l’issue de l’épreuve, ça m’allait. Au-delà d’une aventurière, Tania est surtout une amie. La seule chose que je regrette dans Koh-Lanta c’est d’avoir voté contre elle. Elle a vraiment été une béquille pour moi durant cette aventure.
D’ailleurs, à la fin vous lui promettez de lui donner votre voix, si elle se hisse en finale ?
Elle le mérite ! Elle n’est pas stratège comme les autres, elle solaire, elle ne dit jamais du mal des gens et elle est toujours de bonne humeur. Je lui donne toute ma force pour continuer dans le jeu.
Êtes-vous satisfait du montage de l’émission ? Reflète-t-il votre parcours ?
Je suis mi-figue, mi-raisin. On m’a surnommé l’infatigable coupeur de bois, et oui, c’est vrai que j’en coupais beaucoup, mais je ne faisais pas que ça. On n’a pas forcément vu mon côté extraverti.
À lire également
Que répondez-vous aux critiques sur les réseaux sociaux ?
Je sais que je suis un peu la risée sur Twitter. J’ai pu lire que j’étais « l’aventurier le plus nul de l’histoire de Koh-Lanta ». Ça me fait bien rire. C’est mieux de le prendre à la dérision sinon je finirais en dépression.
Comment s’est passé votre retour en France après 34 jours de survie ?
On n’en revient pas indemne physiquement. Plusieurs jours après mon retour j’avais toujours des démangeaisons, car sur place j’ai été attaqué par des puces de sable. J’ai perdu beaucoup de cheveux, ça m’a fait peur. J’ai fait de la rétention d’eau également, mes jambes et mes chevilles ont doublé de volume, et pendant 15 jours j’ai dû dormir les pattes en l’air pour qu’elles dégonflent. Mais tout va bien aujourd’hui !
Sarah Ibri