En début de semaine, Mélanie Gonzalez annonçait une bien triste nouvelle en story Instagram. "Il y a quelques semaines, on a appris que j’étais enceinte. On était sur la réserve car j’avais déjà fait deux grossesses arrêtées, il y a neuf mois. Il y a quelques jours, j’avais des douleurs au ventre et on a appris qu’il y en avait peut-être deux. Et le lendemain, j’ai appris que j’en avais perdu un… puis le deuxième", confiait-elle très émue. La maman a depuis donné de ses nouvelles et elle postait hier, mardi 11 juillet, une échographie de cette grossesse interrompue. "Ici c’est notre livre, et cette grossesse arrêtée fait partie de notre histoire, la page va se tourner petit à petit et d’autres pages vont s’écrire…", débutait-elle en légende de sa publication.
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"Une sorte de tabou social"
Elle poursuivait : "Dans les messages que je reçois chaque jour, de nombreuses mamans m’expliquent à quel point elles ont mal, et à quel point elles ont l’impression d’être seule, face à la tristesse qu’elles ont l’impression de devoir garder silencieuse, par manque de légitimité, mais surtout combien elles ont le sentiment d’être seules. Je me suis dit la même chose au début et en échangeant avec vous je me dis qu’il faut en parler !". Elle insistait, lançant par la même occasion une pique aux internautes qui lui reprochaient de se plaindre alors qu’elle a déjà huit enfants : "Ce n’est pas parce que vous avez 1 ou 2 ou plus d’enfants que ce n’est pas grave… Car non, au moment où on voit ce test positif, on se projette dans un coin de notre tête on l’imagine…".
Puis aujourd’hui, mercredi 12 juillet, elle publiait une nouvelle photo, cette fois-ci aux côtés de son mari. Elle écrivait pour accompagner ce cliché : Un projet d’enfant, ce bébé qu’on imagine, auquel on ose à peine rêver à deux… Le test de grossesse est positif et l’aventure commence : ce petit cœur qu’on entend battre, les premières confidences aux proches, les premiers clichés de ce minuscule bébé, quand soudain tout s’arrête". Elle évoquait alors son état actuel : "Le couple fait face à un vrai travail de deuil. Pour accompagner sa femme, impactée dans tout son être, le père endosse le rôle du consolateur. Il est l’épaule solide, la présence infaillible, celui qui rassure et qui espère. Si une grossesse arrêtée est difficile à gérer pour la femme, l’homme est souvent lui aussi très touché par l’arrêt de la grossesse".
"Les hommes sont souvent plus pudiques sur leurs sentiments. Or désillusion, tristesse, angoisse, colère, sentiment d’injustice, voire de culpabilité peuvent les toucher profondément. Cette souffrance est mise de côté dans une sorte de tabou social et je trouve cela vraiment dommage car eux aussi souffrent", ajoutait-elle pour rendre hommage à son époux sur lequel elle peut compter pour la soutenir mais aussi "à tous les papas". "Et à toi mon mari, ma force, mon meilleur ami… je sais que nous allons surmonter cette épreuve ensemble avec nos 8 enfants. Je t’aime tellement mon Amour", terminait-elle son message. Une belle manière de montrer qu’elle ne se laissera pas abattre et tentera d’aller de l’avant.
Kahina Boudjidj