Elodie, éliminée de Koh-Lanta : cette « grande frustration » liée à son aventure qu’elle ressent encore aujourd’hui

Publié le 14 mars 2023 à 21:53
Victime de malchance, la pétillante candidate belge a été éliminée de "Koh-Lanta : le feu sacré" ce mardi 14 mars 2023 sur TF1, sur une épreuve éliminatoire. Premières confidences d’Elodie…

Quelles étaient vos motivations pour participer à cette aventure ?

Elodie : Participer à Koh-Lanta a toujours été un rêve pour moi. Ça fait des années que cette émission est ancrée dans mes tripes, j’ai regardé toutes les éditions. En 2016, j’ai eu un déclic, lorsque j’ai fait un voyage en Asie du sud est, en sac à dos pendant plus de deux mois.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à supporter dans l’aventure ?

Le fait de ne pas avoir pu faire toutes les épreuves sportives, sachant que j’étais venue principalement pour ça. Je suis tombée trois fois sur la boule noire, sur quatre tirages. C’est encore une grande frustration à l’heure où je vous parle, car je n’ai pas pu montrer de quoi j’étais capable, alors que je m’entraine depuis cinq ans en salle de sport.

Les rouges ont pris en grippe Helena dès le départ. Au cours de l’aventure, votre avis a-t-il changé à son sijet ?

Les premiers échanges que j’ai eu avec elle, c’était "Je suis la plus sportive, ça fait deux ans que je m‘entraine et je mérite de gagner". Ce sont des propos que je ne peux pas entendre, puisque tout le monde s’entraine depuis des années et mérite de gagner. J’aime beaucoup l’humilité, et j’ai trouvé qu’Helena en manquait cruellement. A côté de ça, je n’ai rien contre elle. C’est une très gentille fille, et on s’est très bien entendu.

Revenons à l’épisode de la semaine dernière, lorsque vous avez cuit les poissons sans les vider…

Okay j’ai 35 ans, et je cuisine très bien, mais je ne mange jamais de poisson. Ça m’a fait rire que tout le monde me critique, sachant qu’ils étaient tous à côté de moi quand j’ai fait ça. La cuisson ayant duré une demie heure, ils auraient pu intervenir à n’importe quel moment pour me dire de les vider. Au final, je l’ai pris à la rigolade, ça ne m’a pas affectée.

Vous étiez persuadée d’être éliminée au conseil la semaine dernière. Avec le recul, votre peur était-elle justifiée ?

Avec le recul, c’est clair que je me suis trouvée négative. Mais il y avait un contexte, puisqu’à cause de ces boules noires, je ne pouvais pas montrer mon côté battante et sportive. Après coup, j’ai discuté avec les trois personnes qui ont voté contre moi, et je les ai remercié car ça m’a mis un coup de pied aux fesses pour repartir sur un bon pied.

Concernant l’épreuve éliminatoire qui a provoqué votre sortie, qu’est-ce qui vous a fait défaut selon vous ?

Christine a allumé son feu après moi, mais elle a utilisé davantage de combustibles. C’est ça qui a fait la différence. Il n’empêche qu’en ce qui concerne ma motivation, j’étais complètement transcendée. J’ai tout donné, et je n’aurais pas pu faire mieux. Dans toute épreuve il y a un gagnant et un perdant, pour le coup j’ai perdu. Ce n’est pas un regret, c’est une profonde déception. Mais quand j’ai du mal à faire le deuil de cette défaite, je me souviens que j’ai été prise parmi 40 000 personnes, et que c’est déjà un succès.

Comment avez-vous vécu les commentaires et critiques sur les réseaux sociaux ?

La production nous prépare aux critiques. On nous conseille de ne pas aller lire, mais on ne peut pas s’en empêcher. Forcément, ce n’est pas agréable, mais j’essaie de prendre du recul par rapport à ça. Et je me dis que tous ces gens ne sont pas foutus d’aller passer 6 mois de casting, ni de survivre sur une île.

Vous êtes également chanteuse. Allez-vous profiter de votre nouvelle notoriété pour booster cet aspect de votre vie ?

Avant de partir, j’avais déjà un projet musical qui était en train de voir le jour. Quand je suis revenue de l’île, j’ai contacté mon directeur artistique en lui disant qu’il fallait mettre les bouchées doubles. J’ai trois titres en préparation, dont je suis très fière. Ce sont mes propres compositions. A la base, je fais de la musique pour moi. Mais si je peux faire passer un message par ce biais, j’en serai très contente. Juste m’entendre en radio, ce serait très chouette.

Comment s’est passé votre retour en Belgique ?

Très difficilement, j’avais toujours la tête sur l’île. C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui, presque neuf mois après. Je suis contente d’avoir retrouvé ma vie, mes proches, mais j’ai toujours ce sentiment de très grande déception qui ne me lache pas.

Interview Camille Sanson

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