“Cible d’un raid numérique” : Maeva Ghennam complète sa plainte après des menaces de mort et de viol…

Publié le 19 décembre 2023 à 14:23
Instagram @maevaa.ghennam
En octobre dernier déjà, Maeva Ghennam annonçait son intention de déposer plainte suite au harcèlement incessant dont elle est victime depuis qu'elle a pris position au sujet du conflit israélo-palestinien. Cette fois-ci, la jeune femme a publié un communiqué de presse afin de faire savoir qu'elle allait encore plus loin dans sa démarche.

Maeva Ghennam n’a pas cessé de confier le fond de sa pensée sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois maintenant. La candidate de télé-réalité soutient corps et âme les Palestiniens et reçoit depuis des milliers de messages de harcèlement, de menaces de mort et de viol… Le 19 octobre dernier déjà, nos confrères du Parisien ont révélé que l’influenceuse allait déposer plainte. La jeune femme qui est "contre les guerres" et contre "ce qui se passe", regrettait de recevoir, par exemple, des messages du type : "Si tu es d’accord, tu es une terroriste aussi sale chienne". Elle a donc décidé de se rapprocher d’un cabinet parisien d’avocats afin de se faire aider dans ses démarches pour faire punir ses harceleurs. Maître Ilyacine Maallaoui, l’avocat de la jeune femme, indiquait à nos confrères du Parisien : "Ma cliente est aujourd’hui la cible d’un véritable raid numérique constitué de milliers d’appels ainsi que de plusieurs centaines de messages sur des réseaux sociaux différents. Ces derniers constituent pour une grande partie d’entre eux, des menaces de mort dont le caractère raciste est explicitement affiché".

"Ce climat délétère constitue un obstacle au retour en France de ma cliente"

"Un tel déferlement de haine suite à une simple prise de paroles pose nécessairement un certain nombre de questions. Notre arsenal pénal nous permettra, d’une part de poursuivre l’intégralité de ces auteurs et d’autre part, de leur rappeler que l’impunité numérique est une illusion et que la paternité de tels propos entraîne inévitablement des conséquences judiciaires", terminait-il. De son côté, Maeva indiquait également : "Je ne lâcherai pas. Si vous saviez le gros dossier qu’on est en train de monter avec mon avocat". Et elle n’a en effet pas baissé les bras puisque la jeune femme a publié ce mardi 19 décembre un communiqué de presse dans lequel elle annonce apporter de nouveaux éléments à sa précédente plainte. 

On pouvait lire : "Dès le mois d’octobre 2023, Madame Maeva Ghennam devenait la cible d’un raid numérique constitué de milliers d’appels ainsi que de plusieurs centaines de messages, notamment sur les applications Snapchat et Whatsapp. Ce déferlement de haine faisait suite à sa prise de position publique sur le conflit israélo-palestinien. Des messages promettant la mort et le viol étaient adressés à Madame Maeva Ghennam ainsi qu’à certains de ses proches, à l’instar de sa mère Madame Salya Ghennam". Son avocat revenait également sur les récents événements qui l’ont poussé à publier ce communiqué de presse. "Récemment, un obus lui était dédié avec l’apposition de son nom et prénom, volonté délibérée de mettre en exergue la supposée corrélation entre sa prise de parole sur les réseaux et la mort de civils innocents. Ces individus, faisant sans ambiguité l’apologie de crimes de guerre, ne cherchent pas à protéger leur anonymat. Ces messages sont transmis avec des numéros français ou étrangers avec parfois même la photo de profil correspondante, paroxysme de l’impunité. Ce climat délétère constitue un obstacle au retour en France de ma cliente", détaillait maître Ilyacine Maalaoui. Et de conclure : "Une plainte a été déposée auprès du Pôle National de Lutte contre la Haine en Ligne dès le mois de novembre 2023 ainsi qu’un complément pour de nouveaux faits datés du mois de décembre 2023". À suivre… 

Par
Kahina Boudjidj