Christophe Beaugrand présente Tricheurs, la nouvelle émission de TFX : « La télé-réalité a souvent mauvaise presse de manière injuste »

Publié le 25 janvier 2026 à 7:00
TF1
Ce lundi 26 janvier, TFX lance Tricheurs, une émission mettant en scène 14 candidats déjà connus sur le petit écran. À sa tête, on retrouve Christophe Beaugrand, très heureux à l'idée de présenter une nouvelle télé-réalité, un genre auquel il tient beaucoup.

Quel rôle tenez-vous dans l’émission ?

Christophe Beaugrand Je suis présent dans les cérémonies, dans la pièce qu’on appelle "Le cercle des joueurs". Je suis là aussi pour poser des questions, pour titiller parfois. Et je suis également maître du jeu sur les différentes épreuves. On s’amuse particulièrement. J’ai toujours une partie interview avec eux évidemment pour essayer de stimuler les uns et les autres, d’essayer de les piéger ou de les perdre. C’est un rôle très amusant et intéressant.

Êtes-vous un tricheur dans l’âme ?

Je pense qu’il faut être pragmatique dans la vie. Je suis assez honnête. En revanche, au Grand Concours des animateurs, il a pu m’arriver… (Rires). Parfois c’est un travail collaboratif, ce n’est pas vraiment de la triche, ça s’appelle de la solidarité ! Mais ça m’amuse. Je ne suis pas du tout un mauvais perdant. Donc s’il y a quelqu’un qui triche en face, ça va faire plus que m’amuser. Mon fils en revanche triche beaucoup. Il pense que je ne m’en rends pas compte, il a 6 ans, donc là j’arrive à le repérer quand même, mais ça me fait plutôt marrer. C’est que la question de base de l’émission : si tu peux tricher, si on t’offre la possibilité de tricher, est-ce que tu le fais ? Si au moment où tu quittes la salle de classe, tu vois sur le bureau de la prof la feuille avec les questions de l’examen, est-ce que tu la regardes ? Oui sûrement. C’est la tentation. Mais si quelqu’un le voit, ça devient une autre histoire… Je pense que c’est un jeu qui peut parler à tout le monde et qui peut parler à toute la famille, au-delà du public habituel des téléréalités de 20h sur TFX.

Christophe Beaugrand : "La télé-réalité est sans doute le genre le plus riche et le plus complexe à produire"

Le format de Tricheurs peut rappeler Secret Story, avec la maison, les candidats enfermés, les missions secrètes… N’avez-vous pas peur de faire doublon ?

Les émissions sont différentes, mais on est dans le même genre : des émissions où il y a des secrets, où il faut cacher son rôle, où on joue avec cette ambiguïté-là. Moi je trouve que c’est dans la continuité de ce que peut proposer un jeu comme Secret Story, donc c’est assez logique que je me retrouve à incarner ce jeu-là, dans la mesure où je pense que le public m’identifie assez bien dans cette typologie de programmes. Ce n’est pas de la pure télé-réalité. On est vraiment dans un jeu.

Comment vous êtes-vous organisé, vous qui deviez en plus assumer votre présence dans la matinale Bonjour ! sur TF1 ?

Je suis chroniqueur une fois par semaine le vendredi, en alternance avec Anaïs Gora qui fait du lundi au jeudi. En l’occurrence Anaïs m’a remplacé trois vendredis, et je lui ai pris deux lundis en échange. On s’est arrangés en bonne intelligence. On a tourné entre fin novembre et mi-décembre à Tenerife, avec un temps absolument magnifique. Ça va donner aussi un peu de soleil aux téléspectateurs. C’est un huis clos, mais avec de grandes terrasses, une piscine, une vue extérieure. On n’est pas là pour les paysages, mais pour profiter du beau temps et de cette villa de rêve. Les images sont très belles et ça apporte quelque chose, surtout en période hivernale.

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans la télé-réalité ?

Je suis téléspectateur avant tout et ça m’amuse beaucoup. Je fais de la télé parce que j’aime la télé. La télé-réalité est sans doute le genre le plus riche et le plus complexe à produire aujourd’hui. C’est un genre qui a souvent mauvaise presse de manière injuste, mais le travail des producteurs de télé-réalité est éminemment plus complexe que beaucoup d’autres émissions de divertissement. Les gens qui travaillent en télé-réalité sont, selon moi, parmi les meilleurs en télévision aujourd’hui. Et travailler dans ce genre m’a énormément apporté, y compris dans ma façon d’aborder les émissions journalistiques.

Par
Benoît Lesueur