C’est le 18 novembre dernier que le Mistral baissait son rideau de fer pour la toute dernière fois sur France 3. Depuis, certains avait moqué les mauvaises audiences de Cuisine ouverte, programme qui remplaçait le feuilleton quotidien sur la case horaire de Plus Belle La Vie, et Lola Marois confessait sur le plateau de TPMP qu’un collectif tentait de faire revivre le programme phare de la chaîne."On ne pouvait pas ne pas répondre à l’appel des fans. Il est temps, 18 ans après, de renouveler le genre. Nous serons ainsi la première scop dans l’audiovisuel (Société coopérative et participative ndlr), mais bien sûr, il est question de gros sous dans ce domaine. C’est pourquoi nous voulons monter une plateforme dédiée" avait-elle expliqué.
Florence Demay, l’interprète de Bianca dans Plus Belle La Vie et porte-parole du projet a tenu à se confier aux Échos sur ce revival 2.0 ce mardi 3 janvier.
"Cette aventure n’aurait pas dû se finir comme ça. Elle avait encore de beaux jours devant elle et parce que cela porte encore près de 1 200 salariés, même s’il y a une grande partie qui travaille sur d’autres projets, cela ne remplacera jamais l’emploi qu’amène une quotidienne sur une région. On se bat pour ce projet qui est magnifique : on est la seule quotidienne qui colle à l’actualité et qui parle à des gens simples et c’est une entreprise qui fait vivre de nombreuses familles marseillaises", a-t-elle dit.
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Elle a poursuivi : "On ne donne pas d’illusion, on essaie un pari fou. Si on n’arrive pas, on aura essayé. On a un tout petit pourcentage de chances d’y arriver. Newen ne nous ferme pas les portes. On continue. C’est très compliqué. C’est un montage financier très difficile"
Florence Demay a ensuite expliqué comment ce projet serait financé : "Le principe serait de monter une plateforme avec 100 000 fans qui paieraient, mettons, 3 €/mois. Et une deuxième fenêtre, une diffusion en différé sur une chaîne TNT, ce qui permettrait de financer une autre partie de ce que la série coûte, environ 24 millions par an. On a fait un budget extrêmement précis. On n’a pas que ce type de financement. Il y a aussi des financements publics, privés. C’est un gros dossier. On a présenté une première partie du dossier financement à Newen qui nous a demandé des compléments d’information, donc on retravaille sur la présentation d’un nouveau plan de financement qu’on présentera d’ici la fin du mois. (…) Cela se passe plutôt pas mal avec eux. Ils sont bienveillants. On y va plus serein. On recherche aussi toujours d’autres investisseurs. Toute personne qui croit à l’histoire sera volontiers accueillie dans le projet", a-t-elle détaillé.
MM