Après Koh-Lanta, la nouvelle aventure de Claude Dartois : « J’espère atteindre le premier tiers du classement »

Publié le 9 mars 2022 à 12:31
Zabulon Laurent/ABACA
Le 25 mars prochain, Claude Dartois s’envolera pour le Maroc pour participer à la 36e édition du Marathon des sables. Une course de 7 jours sur une distance de 250 km dans le désert marocain, en autosuffisance alimentaire. Nous avons rencontré le célèbre aventurier qui à quelques jours de son départ évoque ce nouveau défi…

C’est une grande première pour vous, dans quel état d’esprit abordez-vous ce Marathon des sables ?

Claude : Avec beaucoup de recule. Tant que je ne suis pas dans l’environnement je ne me projette pas à l’avance. Pour l’instant je prépare mon sac tranquillement, je suis encore en recherche du matériel obligatoire que chaque participant doit apporter avec lui. 

Vous avez été victime d’une fracture au pied en février, avez-vous pu vous préparer physiquement ?

Justement, j’y vais doucement, pour l’instant j’essaye de me remettre cette blessure, j’espère qu’elle ne me fera pas souffrir sur place, cela dit, Le Marathon de Sables n’est pas un sprint donc je peux me ménager. Actuellement je suis en arrêt depuis quatre semaines, je fais tout juste un peu de vélo. Mais j’ai confiance en moi, car je me suis quand même bien entraîné toute l’année.

Vous allez retrouver d’autres anciens aventuriers de Koh-Lanta sur ce marathon dont Alix, Sam et Mohamed…

A l’origine on est tous venu chacun de son côté. Alix tenait à prendre sa revanche sur l’édition précédente (elle avait dû abandonner pour raisons médicales ndlr), puis j’ai appris que Mohamed y participait également… On ne sera pas forcément en équipe, mais j’aurai beaucoup de plaisir à partager cette aventure avec eux – surtout avec Sam, puisque c’est moi qui lui ai proposé de m’accompagner.

Avez-vous demandé conseille à Alix, dont c’est la seconde participation ?

Évidemment tous les conseils sont bons à prendre. Elle a pu m’aiguiller sur tous les petits détails qui peuvent faire la différence, notamment sur les préparatifs du sac à dos. 

Justement votre sac ne doit pas dépasser 11kg, matériel obligatoire compris. Étant en autosuffisance alimentaire, ça ne laissera pas beaucoup de place à la nourriture ?

Effectivement on doit apporter et porter notre propre nourriture durant la course. Il n’y a pas de ravitaillement donc il faut vraiment bien se préparer à ce niveau-là. J’emporterai des plats lyophilisés pour un gain de place. Les règles sont très strictes, on doit absorber au minimum 2000 calories par jours, mais moi qui suis énergivore, j’en dépense au moins 3000, donc il faudra que j’apporte plus de nourriture que la normale (rires). 

Quels sont vos objectifs de classement dans cette course ?

Je n’ai pas de prétention (rires). L’objectif principal c’est de terminer, et d’essayer d’atteindre une place honorable. J’espère atteindre le premier tiers du classement, mais je ne sais pas où je me situe physiquement par rapport aux autres concurrents, ni, si mon pied va tenir le coup.

Quels sont vos atouts pour réussir ce défi ?

J’ai déjà fait des trails de plus de 90 km, donc je sais déjà que je suis capable de tenir sur la plus grosse étape du marathon qui fait entre 70km et 80km. Ce qui fera la différence c’est la gestion des efforts et l’adaptation au terrain. Je ne vais pas m’enflammer dès le début pour pouvoir bien terminer sur les deux derniers jours.

Certains concurrents participent en famille ou avec leur conjoint. Avez-vous envisagé de partager cette aventure avec votre épouse Virginie ?

Jamais (rires). Il faudrait que je lui trouve un challenge adapté, avec des distances raisonnables, celui-ci est un peu trop extrême. Pour l’instant j’entraîne mes fils pour qu’ils viennent un jour avec moi (rires).

Quels sont vos prochains défis ?

J’ai prévu le Marathon du Mont-Blanc fin juin, puis le trail des Templiers au mois d’octobre… Cela dépendra aussi de mon état santé. Mon médecin m’a dit que tout ça n’était pas très raisonnable, je verrais à l’issue du Marathon des Sables si je tiens le coups (rires). 

Sarah Ibri

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