Affaire Poupette Kenza : Conversations révélées, menaces, accusations… l’influenceuse risque jusqu’à 20 ans de prison 

Publié le 25 septembre 2024 à 8:23
Instagram @poupeettte
C'est une histoire dont on n'est pas prêt de finir d'entendre parler. Après que le mari de l'influenceuse Poupette Kenza se soit rendu à la police française, de nouvelles informations ont été dévoilées. Kenza Benchrif, de son vrai nom, est sortie du silence et continue de clamer son innocence. 

Lundi 23 septembre, le blogueur Aqababe était en mesure d’affirmer sur ses réseaux sociaux qu’Allan Liehrmann, le mari de Kenza Benchrif était finalement de retour sur le territoire français après plusieurs mois à Dubaï. "D’après mes informations exclusives, Allan Liehrmann, le mari de Kenza Benchrif, s’est fait arrêter a la sortie du vol en provenance de Dubaï qu’il avait prit hier soir pour visiblement se rendre. Il a été interpellé à sa descente de l’avion à 6h20. Une nouvelle qui annonce peut-être la libération anticipée de Poupette", a-t-il écrit sur Instagram. Et d’ajouter sur X, ancien Twitter : "Personnellement, ma pensée va aux enfants d’Allan et Kenza, j’espère qu’ils sont en sécurité. Ça brise le coeur, eux n’ont rien demandé".

Des conversations avec Poupette Kenza révélées

Hier, mardi 24 septembre, nos confrères du Parisien ont fait des révélations de taille au sujet de cette affaire d’extorsion de fonds. La personne qui a été chargée de faire pression sur un ancien couple d’amis de l’influenceuse a vidé son sac et pas qu’un peu ! "En garde à vue, Éric Love O. affirme avoir été recruté par ‘une fille à Dubaï’ via les réseaux sociaux pour régler un litige", rapportent nos confrères. "Elle s’est confiée à moi et comme je travaillais dans la sécurité, elle m’a demandé si je pouvais être là pour la protéger. Je ne voulais pas extorquer, je voulais faire l’intermédiaire entre deux personnes en conflit", a assuré celui qui se faisait appeler Amadou. 

Le Parisien rapporte ensuite que dans des échanges sur Signal avec une certaine "Kenza", "l’homme lui propose ‘cinq scénarios’ pour récupérer son argent auprès du couple Caroline-Walid. Ils sont classés par ordre de violence". "Option 1, sans leur faire du mal, ni séquestrer. Je me présente comme quoi je suis ton agent. Tu risques pas grand-chose (…) Option 5, je vais chercher un deuxième [complice] pour le noir (Walid). (…) Et quand c’est le bon moment, on fait ce qu’on a à faire", a écrit Éric Love O. Et ce n’est pas tout ! L’homme a également proposé "d’agresser" le couple devant la crèche avec l’aide de l’influenceuse. "Donc j’ai payé 25 000 euros pour une pression devant une école en disant que t’es mon agent ? (…) Quand tu prends un tel montant pour une opération, c’est pas à la cliente de te dire quoi faire non ? (…) Frère, qui attend quoi là ? Gère moi ça vite. Je pense avoir fait preuve d’énormément de patience", lui aurait écrit Kenza. 

L’influenceuse sort du silence et accuse Allan, son mari

Alors qu’elle a été confrontée à ces conversations lors de son interrogatoire le 7 juillet dernier, la maman de deux enfants, enceinte du troisième, continue d’affirmer qu’elle n’est pas l’autrice de ces messages. Pire, elle affirme que ce n’est autre que son mari qui en est l’auteur. Elle a juré face à la juge d’instruction : "Ces messages-là c’est pas moi, c’est mon mari. C’est lui qui a l’application. En fait, comment dire, je sais très bien que ce qui s’est passé là que c’est comment dire illégal. Dans le fond mon mari et moi, on n’est pas des criminels, on n’est pas des mauvaises personnes. On voulait juste récupérer notre argent".

Pourtant, Éric Love O. n’évoque à aucun moment Allan dans ses messages et l’usage du féminin dans les conversations indique qu’il s’adressait donc à une femme, surtout que la ligne téléphonique est bien celle de Poupette Kenza. Lors de son audition, cette dernière a fini par reconnaître qu’elle pensait engager un "médiateur de confiance". "Il n’a jamais été réfléchi d’un crime (sic). Je n’ai pas dit de menacer, je lui ai dit qu’il devait récupérer l’argent de la meilleure manière, sans violence", s’est-elle défendue. Mise en examen, elle risque jusqu’à 20 ans de prison. 

Par
Kahina Boudjidj