C’était l’un des détenus les plus connus de France. Le militant nationaliste Yvan Colonna est mort, lundi 21 mars, à l’âge de 61 ans. Celui qui a été condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998 a rendu son dernier souffle à l’hôpital Nord de Marseille, à la suite de son agression par un codétenu à la prison d’Arles. Après vingt jours de coma depuis le 2 mars dernier après son agression mortelle par Franck Elong-Abe, un détenu terroriste islamiste connu pour sa dangerosité, il a succombé à ses blessures à l’hôpital de Marseille, selon l’avocat de la famille.
Le parquet national antiterroriste, qui s’est prononcé en faveur de la qualification d’attentat terroriste, s’était dans la foulée saisi de l’affaire. Dans les jours qui ont suivi l’agression, la Corse s’est embrasée durant plus de dix jours. Des heurts violents avec les forces de l’ordre s’en étaient ensuivis au point d’obliger Jean Castex, le premier ministre, à céder sur la question de l’autonomie de l’Ile de Beauté. De son côté, Gérald Darmanin a annoncé "être prêt à aller jusqu’à l’autonomie" de la Corse, avant d’assurer hier sur RTL que "la Corse resterait française".
"Son agression en prison avait provoqué une explosion de colère en Corse. Deux semaines de manifestations parfois violentes, jusqu’à la venue du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en signe d’apaisement", a rappelé le journal télévisé de "Télématin".
L.T