Le 20 novembre prochain va être donné le coup d’envoi de la Coupe du monde au Qatar. Un Mondial qui se déroule dans une atmosphère pleine de controverses. Depuis 2010 et l’attribution de l’organisation de la compétition au Qatar, l’émirat est pointé du doigt par de nombreuses ONG. Stades climatisés, communauté LGBT non-respectée, droits de l’homme bafoués… À mesure que le tournoi approche, le pays situé dans le Golfe persique accumule les polémiques. De plus, d’après une enquête publié par The Guardian en février 2021, près de 6500 ouvriers étrangers ont trouvé la mort sur les chantiers liés à la Coupe du monde pendant 10 ans, notamment à cause des conditions de travail imposées.
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En France, certaines personnalités comme Vincent Lindon ou Éric Cantona ont déjà annoncé qu’elles allaient boycotter la Coupe du monde au Qatar. Invité sur le plateau d’Europe 1 Sport le samedi 12 novembre dernier, Yannick Noah s’est exprimé à son tour sur ses intentions à l’approche de la compétition. L’artiste de 62 ans estime que les protestations vis-à-vis du Qatar arrivent avec du retard, alors que l’émirat a été élu pays organisateur en 2010 : "Ça ne me fait pas rire parce que ce n’est pas drôle en fait. Ce qui est drôle, c’est le débat aujourd’hui, qu’on en parle aujourd’hui, alors que ça fait 6 ans qu’il fallait en parler ! Je me souviens en avoir parlé il y a quelques années, au début. Et puis bien entendu, c’était un peu Don Quichotte… Je me suis dit : « Je n’en parle plus »."
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Pour Yannick Noah, les récents appels au boycott ne vont pas avoir d’influence sur le déroulement du Mondial : "C’est vrai que c’est trop tard. On va dire je regarde, je ne regarde pas… qu’est-ce que ça change ? Voilà, c’est fait ! Ce sont les politiciens et ceux qui ont décidé que ça allait se passer là-bas à qui il faut poser la question. Maintenant, c’est trop tard. On va regarder ou pas la télé, chacun fait ce qu’il veut." En ce qui le concerne, le vainqueur de Roland-Garros en 1983 n’exclut pas de regarder certaines rencontres sans pour autant faire abstraction du contexte particulier entourant le tournoi : "Je ne sais pas, je verrai. Je suis obligé de rien. Il y a des matchs qui vont peut-être m’intéresser, d’autres pas. C’est vrai qu’à l’intérieur de moi, il y a une espèce de malaise. Il y a un malaise… Même me mettre devant la télé, il y a un malaise, il y a quelque chose qui ne colle pas. Faire une fête dans ces conditions-là… Pour moi le football, c’est la fête universelle. Ce sont des moments où l’on se retrouve. J’ai des souvenirs de Coupes du monde extraordinaires. Là, c’est le temps qui passe j’imagine, c’est l’argent tout puissant à l’extrême. Ça me gêne."
N.O