Les salles de cinéma ont enregistré un peu plus de sept millions d’entrées en septembre, soit le plus mauvais résultat pour ce mois depuis 1980 – excepté l’année 2020 marquée par le Covid-19. Depuis l’arrivée de l’épidémie, les salles obscures peinent à retrouver les cinéphiles et le prix du billet doit sûrement en être aussi pour beaucoup.
À lire également
Laetitia Casta dirigée par sa belle-mère au cinéma : ses confidences sur la maman de Louis Garrel
Venu présenter son prochain long-métrage intitulé L’Innocent, Louis Garrel est revenu sur la fréquentation en berne du cinéma depuis le covid et il a sa propre interprétation de ces chiffres. "Ça a baissé, car on a vécu deux ans enfermés à la maison et qu’il a fallu continuer à pouvoir avoir la possibilité qu’on nous raconte des histoires nouvelles ce qui est la chose dont on a besoin. Donc les gens ont pris des abonnements à Netflix, à Amazon, à Canal+. Il faut aussi laisser le temps à ceux qui font des films de redevenir divertissants, attrayants, désirables. Moi, j’ai fait des tournées dans toutes les villes-là : Aix-en-Provence, Pessac, Toulouse… Tous les cinémas qui sont incarnés […] ils étaient blindés ces cinémas", a-t-il souligné avant de comparer : "Y a des cuisines Mobalpa chez les gens, mais ils continuent d’aller au restaurant. C’est pareil [pour le cinéma]. Je pense que les gens vont se désabonner, vous me demandez une prédiction, je vous la donne. Ils iront dans les multiplex voir des films comme Top Gun pour avoir l’impression d’être aux USA et ils vont aller dans les cinémas incarnés de province. Dans les films, je suis pessimiste, mais dans la vie, je suis optimiste", a-t-il expliqué. Le nouveau film de l’ancien comédien de Christophe Honoré s’intitule L’innocent sortira dans les salles obscures le 12 octobre prochain. En plus de le réaliser et de jouer dedans, L’innocent met également en scène Noémie Merlant, Anouk Grinberg et Roschdy Zem.
Malo Morcel