« Vous pensez que ça me fait plaisir de faire cette réforme ? » : Emmanuel Macron exprime son opinion sur la réforme des retraites et sa cote de popu…

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:17
Emmanuel Macron a profité de son interview pour défendre la réforme des retraites et s’exprimer sur sa baisse de popularité.

Actuellement en pleine tempête à cause de la réforme des retraites qu’il souhaite mener à terme, le président Emmanuel Macron a accordé aux journalistes de TF1 et France 2, Marie-Sophie Lacarrau et Julian Bugier, un entretien ce mercredi 22 mars à 13h. Il a de nouveau défendu la réforme des retraites et a affirmé qu’il n’avait pas peur de voir sa côte de popularité baisser ces prochaines semaines. 

"Nous devons avancer, parce que c’est l’intérêt supérieur de la nation. Et je vous le dis en responsabilité. Moi, je ne cherche pas à être réélu, je ne le peux pas constitutionnellement. Mais entre les sondages au court terme et l’intérêt général du pays, je choisis l’intérêt général du pays. Et s’il faut, derrière, endosser l’impopularité aujourd’hui, je l’endosserai…", a-t-il expliqué. 

Il a également usé de son passage pour dire ce qu’il pensait de cette réforme. "Au moment où je vous parle, est-ce que vous pensez que ça me fait plaisir de faire cette réforme ? Non. Est-ce que vous pensez que je n’aurai pas pu faire comme tant avant moi et cacher la poussière sous le tapis ? Oui, peut-être, mais la réalité et s’il y a une chose que je regrette, c’est que nous n’avons pas réussi à partager la contrainte, plus exactement la nécessité de faire cette réforme. Au moment où moi je suis rentré dans la vie active, il y avait 10 millions de retraités, il y en a aujourd’hui 17 millions. Dans les années 2030, il y en aura 20 millions. Est-ce que vous pensez qu’on peut continuer avec les mêmes règles ? On rentre de plus en plus tard dans la vie professionnelle. On vit, et c’est une chance, de plus en plus tard. Nous avons un système par répartition qui fait que c’est nous les actifs qui finançons aujourd’hui les retraites, on ne finance pas les nôtres, donc oui il n’y a pas 36 solutions, si on veut que le régime soit équilibré, il ne l’est plus. Plus on va attendre et plus il se dégradera, donc cette réforme elle est nécessaire et je le dis aux français, ça ne me fait pas plaisir, j’aurais voulu ne pas la faire, mais c’est pour ça aussi que j’ai pris l’engagement de la faire devant vous par le sens des responsabilités" a-t-il dit.

MM

Par