La soirée a commencé sur un léger accrochage. Premier invité d’Élysée 2022 ce mardi 5 avril sur France 2, Philippe Poutou a poussé un coup de gueule contre le snobisme d’Emmanuel Macron envers France 2 pour répondre à la première question de la journaliste, qui lui demandait son point de vue sur la campagne. "J’avais une question à vous poser d’abord, pour savoir si vous aviez des nouvelles de Macron ? Parce qu’on penserait qu’il serait là. On savait qu’il ne voulait pas débattre, mais on est un peu surpris. Est-ce qu’il est candidat vraiment ? Est-ce qu’il mène une campagne ? Qu’est-ce que vous en pensez de ça ?", a demandé le candidat à l’élection présidentielle. Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télévisions, lui a répondu que "les candidats sont libres ou pas de venir" et que pour respecter l’équité des temps de parole, les journalistes de France Télévisions allaient débriefer le dernier meeting d’Emmanuel Macron pour pallier à son absence.
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"Sur le service public, on a organisé une dizaine d’émissions en prime-time. Je crois qu’on est la seule chaîne à l’avoir fait, à faire vivre cette campagne. (…) Ne prenez pas sur votre temps de parole pour parler de lui", a conseillé Léa Salamé à Philippe Poutou, qui a dénoncé une "campagne pipeau", "lamentable" et "où tout semble joué d’avance". "Mais il a un problème avec le service public Macron, non ?", a insisté le représentant du Nouveau Parti Anticapitaliste.
"Bon, est-ce que vous voulez qu’on passe les dix minutes – il vous reste 8 minutes – sur Emmanuel Macron ?", s’est impatientée Léa Salamé, voyant le chronomètre défiler. "J’ai passé tellement peu de temps à la télé, je peux perdre deux minutes", a ironisé Philippe Poutou. "Ah, bah si vous voulez ! Vous voulez qu’on parle de quoi ?", a demandé avec sarcasme Léa Salamé en croisant les bras, définitivement lassée par le manque de coopération de son invité. "Vous avez quand même été invité douze fois sur nos antennes depuis septembre", a rappelé Laurent Guimier, souhaitant rétablir la vérité. Philippe Poutou a reconnu cela, mais a rappelé que les petits candidats n’ont malgré tout pas bénéficié de la même exposition que les grands, avant de donner le feu vert à Léa Salamé pour qu’elle puisse poursuivre l’interview. "Je vous écoute", a-t-il déclaré. "Ah, c’est gentil, merci !", s’est amusé Léa Salamé, soulagée.
Hugo Mallais