« Votre discours est insupportable » : Violent échange sur CNews, un invité quitte le plateau en direct (VIDEO)

Publié le 4 mai 2023 à 11:16
Ce mercredi 3 mai, sur le plateau de "Punchline" sur CNews, une grosse passe d’armes a opposé deux intervenants.

Ce sont des images qui ont fait le tour de France. Le 1er mai dernier, à l’occasion de la traditionnelle journée internationale des travailleurs, de nombreuses manifestations étaient organisées partout dans le pays, afin de marquer notamment une opposition à la réforme des retraites. A Paris, des violences ont eu lieu entre des casseurs et les forces de l’ordre. Un cocktail molotov a notamment été lancé sur des policiers, provoquant l’embrasement de plusieurs d’entre eux. La séquence a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Laurence Ferrari et ses équipes ont décidé de revenir sur ce grave incident, sur le plateau de Punchline, ce mercredi 3 mai. Le journaliste Thierry Vincent, auteur de Dans la tête des black blocs, était notamment invité afin d’apporter son expertise de ce mouvement. Mais une grosse passe d’armes l’a opposé à Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles. Ce dernier s’est notamment agacé d’entendre son interlocuteur "soupirer" alors qu’il évoquait cet épisode très violent. "Je soupire parce que vous utilisez une émotion légitime et un drame personnel. C’est typique de l’extrême droite", s’est justifié le journaliste Thierry Vincent, précisant que pour lui, les manifestants "ne sont pas des assassins"

"Monsieur Lejeune, je vais partir. Il n’y a pas de problème", s’est agacé le spécialiste des radicalités politiques. "Votre discours est insupportable. Ça fait une demi-heure que vous les défendez", a regretté le directeur Valeurs actuelles. "S’il est insupportable… Ça fait une demi-heure… Vous êtes tous les soirs ici. Vous, vous parlez. Eh bien, moi aussi c’est mon métier de parler sur les black blocs. Vous n’y connaissez rien", a dénoncé Thierry Vincent, prêt à quitter le plateau, avant de répondre aux accusations de Geoffroy Lejeune. "Je ne les défends pas. Vous caricaturez. Vous m’enfermez dans un débat, soit je vais vers le plus répressif, toujours. Soit, je les défends ! Je ne suis pas d’accord avec cette ultra répression", a-t-il maintenu, avant de partir du plateau. Énervée que le débat s’envenime ainsi, Laurence Ferrari a demandé des comptes au directeur de la rédaction de Valeurs actuelles. "Je suis désolé Laurence, je suis en train de parler d’un policier parce qu’il m’a écrit et il soupire à côté de moi. Je ne laisse pas passer ça", s’est alors justifié Geoffroy Lejeune. 

L.C

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