Vincent Perrot (« 40° à l’ombre ») pas si sage ? : « Le soir, on allait en boîte avec les artistes » (VIDEO)

Publié le 4 juillet 2025 à 19:31
Sur le plateau de "C à vous", l'ancien animateur de "40° à l'ombre" a levé le voile sur les coulisses rock'n'roll de son émission culte des années 90.

Invité ce vendredi 4 juillet dans la dernière de la saison de "C à vous" sur France 5, Vincent Perrot s’est livré avec émotion sur son émission emblématique "40° à l’ombre". Face à Anne-Élisabeth Lemoine, l’animateur a brisé le mythe du "gendre idéal" qui lui collait à la peau durant cette période faste de sa carrière.

Les coulisses cachées d’une émission mythique

Lorsqu’Anne-Élisabeth Lemoine l’interroge sur cette image de "gendre idéal" qui le suivait à l’époque de "40° à l’ombre", Vincent Perrot répond avec une franchise désarmante : "Je sais pas si j’ai essayé de casser quoi que ce soit. Je pense que j’étais ce que j’étais déjà, et que si certains qui me trouvaient gendre idéale avaient assisté aux coulisses de l’émission, Le soir, c’était la fête, comme vous lors des dernières, sauf que nous, c’était la dernière tous les jours. Avec les artistes, on allait dans les boîtes, on fêtait ça, et c’était peut-être pas si idéal que ça comme gendre, mais ça ne se voyait pas, et voilà, c’est très bien comme ça."

Cette confession révèle l’envers du décor d’une émission qui marquait les après-midis estivaux jusqu’en 1997. Pendant sept années, Vincent Perrot a sillonné les routes de France, de La Rochelle à Biarritz en passant par Lacanau, offrant deux heures de divertissement en direct aux téléspectateurs. Mais derrière cette image policée se cachait une ambiance bien plus décontractée, où les soirées avec les artistes invités rythmaient le quotidien de l’équipe.

Une production pharaonique devenue impensable

Aujourd’hui, Vincent Perrot doute sérieusement qu’une telle aventure télévisuelle puisse renaître. "Je pense que ça ne serait même plus réalisable car 40° à l’ombre demandait un tel déploiement technique et énormément de moyens. Nous étions quand même une équipe de 80 personnes, je ne sais pas si vous vous en rendez compte !", confie-t-il dans les colonnes du magazine Gala.

Cette machine de guerre télévisuelle, qui insufflait "un vent de fraîcheur et de bonne humeur sur les plages ensoleillées", représentait un investissement colossal pour France 3. Avec ses 80 collaborateurs, l’émission constituait une véritable caravane estivale, se déplaçant de ville en ville pour offrir un spectacle total aux vacanciers et aux habitants locaux.

Une vie personnelle qui prime désormais

Au-delà des considérations techniques et budgétaires, Vincent Perrot évoque également ses priorités personnelles qui ont évolué. "Entre-temps, les années ont passé et j’ai deux enfants que je ne vois pas forcément beaucoup dans l’année. Je bosse beaucoup à Paris et eux sont dans les Alpes-Maritimes. Je ne vais les voir qu’une semaine par mois”.

Après avoir brillé sur France 3 dans les années 90, puis rejoint TF1 où il a notamment présenté "Mokshû Patamû" et "L’émission des records", Vincent Perrot a trouvé un nouvel équilibre à la radio. Depuis 2001, il anime "Petit matin le week-end" sur RTL, les samedis et dimanches, un rythme qui lui permet de concilier vie professionnelle et paternelle.

Par
Mélissa Tellaa