Vahina Giocante accuse gravement le réalisateur Benoit Jacquot : « Il pensait que j’étais cul nu et… »

Publié le 25 mars 2024 à 8:03
TF1
Présente ce dimanche 24 mars dans le magazine "Sept à Huit" (TF1), l'actrice Vahina Giocante a livré un témoignage saisissant sur son expérience avec le réalisateur Benoit Jacquot, déjà mis en cause par Judith Godrèche.

Le 7 février dernier, Judith Godrèche annonçait avoir porté plainte pour "viols avec violences sur mineur de moins de 15 ans" contre le réalisateur Benoît Jacquot. La comédienne s’était rendue sur le plateau de C à vous (France 5) pour se confier sur sa démarche. "Un enfant n’a pas le pouvoir de consentir […] C’est quelqu’un qui vous prend de toutes sortes de manières. Cette personne avait un rapport à la sexualité qui était tordu et je me suis retrouvée à être son jouet sexuel. Aujourd’hui j’ai encore peur, peur de lui. Vous savez un enfant qui a eu peur il a peur toute sa vie", avait-elle notamment expliqué.

Ce dimanche 24 mars, Vahina Giocante était invitée de l’émission Sept à Huit (TF1). Face à Audrey Crespo-Mara, la comédienne a elle aussi pointé du doigt le comportement de Benoit Jacquot à son égard. Alors que son livre À corps ouvert (éditions Robert Laffont) paraîtra ce jeudi 28 mars, elle a révélé pourquoi elle avait décidé de nommer publiquement le cinéaste. "C’est le seul réalisateur que je nomme dans le livre. C’est Benoît Jacquot. J’ai décidé de le nommer pour appuyer la parole de Judith Godrèche, pour me mettre à ses côtés, derrière elle. C’est le seul que j’ai nommé parce que j’ai été très choqué par son arrogance", a-t-elle commencé. Selon la comédienne, les faits se seraient déroulé sur le tournage du film Pas de scandale (1999). "On me prévient que Benoît Jacquot aime bien les très jeunes femmes. Et je sens un peu effectivement son énergie de séduction. Et puis il y a une scène où je dois sortir d’un lit en t-shirt assez long. Il vient me voir et il me dit ‘J’aimerais qu’on la refasse mais je veux que t’enlèves ta culotte’. Je lui dis ‘non, il n’y a aucune justification pour que j’enlève cette culotte, donc non’. Il me dit ‘non mais tu ne discutes pas, c’est mon film, c’est comme ça’", se rappelle-t-elle.

Bien décidée à ne pas céder aux demandes du réalisateur, Vahina Giocante va alors trouver une parade. "Je vais dans la loge, je suis furieuse. Je demande à l’habilleuse d’avoir une culotte couleur chair ou un string, de ne pas être sans rien parce que je me sens très vulnérable. Elle a un peu peur mais elle cède. Je retourne sur le plateau, je fais la scène, lui pense que je suis cul nu, moi j’ai gagné, et il me regarde avec son regard en biais, on finit puis il vient me voir et il me dit ‘tu vois quand tu veux, c’était pas si difficile’. Je sens à ce moment là ce rapport de domination, je me sens vraiment salie", ajoute-t-elle.

Par
Aurélien Gaucher