"La vérité, c’est qu’il m’a laissé tout seul dans le merdier". Contacté par Le Parisien pour évoquer sa collaboration avec Jacques Cardoze lors de la chute de Saddam Hussein en Irak en 2003, le JRI Roger Motte a vivement taclé l’ancien reporter de guerre et présentateur de Complément d’enquête. Sorti filmer les bombardements laissant derrière lui "Jacques Cardoze moins expérimenté et le chauffeur", Roger Motte aurait découvert à son retour vers la voiture que ses acolytes "n’étaient plus là". "Abandonner un camarade sur le terrain, ce n’est pas concevable même si on a peur", s’est agacé l’ancien JRI.
"(Roger Motte) est juste sorti plus vite que nous de la voiture. Chacun s’est abrité comme il pouvait (des bombardements). Et ensuite chacun a cherché l’autre", a assuré de son côté Jacques Cardoze au Parisien. Une version qu’il a de nouveau racontée mercredi soir dans Touche pas à mon poste (C8). "Il y eu un million de vues sur un tweet… Il y a un million de mecs qui vont se dire : « C’est un enfoiré et un lâche, il a lâché son cameraman en pleine guerre »", lance-t-il pour expliquer pourquoi il avait demandé à Cyril Hanouna de prendre la parole.
La version de Jacques Cardoze
Détaillant les conditions en Irak au moment des faits, Jacques Cardoze raconte ce qui s’est vraiment passé selon lui ce jour-là. "On est sur le pont. Là il y a un bombardement et une fusillade. Roger sort, il est à l’avant de la voiture à droite. Il veut filmer ce qui se passe à l’extérieur du véhicule. Moi je sors de l’autre côté avec les deux autres. Il y a un nuage de fumée entre nous, on ne se voit plus. C’est un moment où tu cours. Moi je pars d’un côté, lui de l’autre. Quand c’est passé, on attend chacun un moment. On ne se retrouve pas", affirme ainsi le nouveau chroniqueur de TPMP.
Démentant avoir abandonné son collègue, il clame que Roger Motte n’était plus sur le pont lorsqu’il y est retourné. "Lui il était déjà repassé du côté de l’hôtel Palestine. Moi, j’ai passé mon après-midi à essayer de le chercher et de le trouver. On a fait le tour des hôpitaux. Cette nuit-là le patron de l’info a appelé mon père disant qu’il faut s’attendre au pire, qu’ils n’ont pas de nouvelles de moi", poursuit-il avant d’évoquer son incompréhension face à ces accusations.
"On n’en a jamais parlé depuis. Moi je le découvre dans le papier du Parisien alors qu’on a retourné ensemble, même deux jours après. On a continué de se voir jusqu’en 2021 et jamais il n’a parlé de ça. S’il y avait eu une casserole sur moi, jamais France Télé n’aurait continué de m’envoyer", conclut Jacques Cardoze.