Arrivée en tête de la primaire populaire, le 15 janvier dernier, après une entrée en campagne tardive en décembre dernier, Christiane Taubira, qui se voyait en femme providentielle à gauche n’a pas réussi à rassembler dans son camp. Ce 2 mars, l’ancienne garde des Sceaux a donné une conférence de presse, au cours de laquelle elle a annoncé son retrait.
La rivale d’Anne Hidalgo, de Jean-Luc Mélenchon, et de Yannick Jadot, qui espérait de meilleurs sondages et une alliance avec les candidats de la gauche, pour recueillir les soutiens dont elle avait besoin, a mis un terme à "un inutile suspense" la concernant.
Celle qui avait réussi à décrocher seulement 181 parrainages auprès des maires, ce mardi, a reconnu : "Il est évident que nous ne réussirons pas à réunir les 500 parrainages exigés pour concourir à l’élection présidentielle".
À lire également
Et ce, dit-elle, "malgré la très forte mobilisation, avec ténacité et enthousiasme, la très forte mobilisation des bénévoles du collectif Taubira 2022, de quelques bénévoles de la Primaire populaire également, de mon équipe de campagne, de quelques élus qui ont fait le choix courageux d’obéir à leur conscience plutôt qu’à leur parti pour certains d’entre eux".
Si la course à l’Elysée s’arrête aujourd’hui pour Christiane Taubira, la femme politique a lancé un appel à la gauche pour qu’elle "se ressaisisse" rapidement et ne rate pas son "rendez-vous avec l’Histoire". Elle a annoncé qu’elle dévoilerait "dans les prochaines semaines" ses intentions de vote au premier tour.
F.A