Tout s’est accéléré en quelques heures. Alors que la tension était déjà présente en Ukraine, Vladimir Poutine a choisi de passer à l’action. Le président russe a reconnu l’indépendance des territoires séparatistes dans la région du Donbass (dans l’est de l’Ukraine), avec un discours diffusé à la télévision ce lundi 21 février. Quelques heures à peine plus tard, Vladimir Poutine a ordonné à son armée d’assurer "les fonctions de maintien de la paix sur le territoire" dans les zones concernées.
Ces décisions surviennent après plusieurs semaines de négociation avec l’Europe, et notamment Emmanuel Macron, pour tenter d’éviter un conflit. En faisant le choix de reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes en Ukraine et d’y envoyer des troupes militaires, Vladimir Poutine balaye d’un revers de main les espoirs de diplomatie. Invité ce mardi 22 février sur le plateau de BFM TV, François Hollande a évoqué cette situation sous haute-tension. Pour l’ancien Président de la République, les façons de faire plier Vladimir Poutine ne se comptent pas par dizaines. "Je rappelle qu’en 2014, quand il y a eu l’annexion de la Crimée et la guerre en Ukraine, j’étais en poste à l’Élysée et nous avions exclu la Russie du G8. Pour Vladimir Poutine, cela avait été une vraie sanction, une vraie humiliation. Il ne résonne qu’en terme d’humiliation et de domination. À partir de là, il avait été conscient qu’il devait trouver une phase de négociations. Il faut être dur avec Vladimir Poutine, ne jamais penser qu’on va le séduire ou que la diplomatie l’emportera avec des arguments de raison. Il ne comprend que le rapport de force", a-t-il confié.
Aurélien Gaucher