Le cinéaste Bong Joon-Ho a connu une popularité explosive après l’immense succès de son long-métrage Parasite, qui est sorti dans les salles obscures il y a quelques années. Rappelons que ce film a remporté la Palme d’Or à Cannes, le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère par exemple, l’Oscar du meilleur film, ainsi que le César du meilleur film en langue étrangère.
Bong Joon-Ho revient sur le succès de Parasite
Le réalisateur coréen est de retour dans les salles obscures le 5 mars prochain avec un tout nouveau film intitulé Mickey 17, qui réunit Robert Pattinson et Mark Ruffalo. Présent sur le plateau de C A Vous ce mardi 18 février avec Mark Ruffalo pour promouvoir ce prochain film, le cinéaste coréen a tenu à revenir sur l’immense succès de Parasite.
"Tout ça m’est tombé sur la tête, c’était un peu surprenant et tout à commencé avec le festival de Cannes la Palme d’or, bien sûr j’ai été très heureux et c’était un bonheur mais quand Tarantino a fait Pulp Fiction et qu’il a reçu la palme d’or, je crois qu’il devait avoir 31 ans à l’époque. Donc il était très jeune. Moi, quand j’ai fait Parasite, j’étais déjà dans la cinquantaine donc j’était déjà un homme d’âge bien, j’étais plus stable, plus âgé et j’avais déjà une carrière de 20 ans derrière moi. En Asie, on parle de sorte de stabilité, de tranquillité, on peut avoir des évènements très heureux ou malheureux, mais on est toujours stable. Cette stabilité est une force, donc de la palme d’or jusqu’à l’oscar, il y a eu énormément de chaos et de vacarmes autour de ces évènements-là, mais j’essayais de garder la tête froide. Je continue d’écrire mes scénarios et je me suis dis que j’étais chanceux que ça ne m’arrive pas quand j’étais trop jeune" a-t-il dit.
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Deux films qui ont donné envie au cinéaste de devenir réalisateur
Le cinéaste a aussi profité de son passage dans l’émission de France 5 pour évoquer deux films qui lui ont donné envie de faire du cinéma. "Le premier c’est Psychose d’Alfred Hitchcock que j’ai vu quand j’avais 9 ans et la même année, j’ai vu Le salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot. J’ai été tellement subjugué que je ne pouvais même pas aller aux toilettes. Je me retenais, je regardais la télé" a-t-il révélé sur le plateau de France 5.