Le mardi 20 mai, Tahar Rahim était l’invité de l’émission C à vous pour évoquer Alpha, le nouveau long-métrage réalisé par Julia Ducournau, présenté en avant-première au Festival 2025. Depuis sa révélation dans Un prophète, l’acteur s’est imposé avec des rôles forts, de Désigné coupable à la série Le Serpent, en passant par Monsieur Aznavour plus récemment. Situé au Havre dans les années 1980, le nouveau drame psychologique de Julia Ducournau retrace le parcours d’Alpha, une adolescente de 13 ans frappée par une étrange maladie, rappelant en filigrane la crise du sida de l’époque.
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Tahar Rahim a perdu 20 kilos pour ce rôle
Tahar Rahim y interprète Amine, l’oncle de la jeune fille, gravement malade. Bien que secondaire, son rôle s’avère essentiel puisqu’il accompagne Alpha dans sa transformation intérieure et incarne, à travers son vécu, l’impact intime de la maladie sur le noyau familial. Questionné sur sa préparation pour ce rôle, l’acteur a confié ne pas avoir démérité. "Tahar dans le film, vous jouez Amine, l’oncle toxicomane d’Alpha. Pour vous fondre dans ce rôle, vous êtes allé très loin dans la transformation physique. Votre performance physique, elle est dingo. Dans certains plans, on voit vos côtes saillir. Chaque vertèbre de la colonne qui se détache. Vous avez perdu plus de 20 kilos. Ça a été la préparation la plus éprouvante pour un rôle, ce film, Tahar ?", lui a demandé Mohamed Bouhafsi.
Une transformation physique nécessaire
Et le principal intéressé de répondre : "La plus éprouvante physiquement, oui. Forcément. En fait, il faut se mettre dans l’état d’esprit d’une sorte d’athlète de haut niveau et ne rien lâcher jusqu’à… Non pas le jour J, mais les jours J qui dureront deux mois. Mais ce n’était pas juste pour le spectacle de changer physiquement. C’est que c’était nécessaire au personnage. C’est inhérent au film".
"Et avoir la chance de tourner avec Julia, c’est aussi avoir la chance d’être filmé d’une certaine manière, d’une manière assez unique et exceptionnelle. Et sachant que le corps était quelque chose de capital dans son cinéma, mais pas que, je n’ai pas envie de réduire ça à ça, parce que c’est tellement d’autres choses. Il y a une âme vibrante à l’intérieur qu’il fallait incarner. Le corps était la porte d’entrée vers tout ça", a ensuite détaillé le mari de Leïla Bekhti. Puis ce dernier de conclure : "Mais en tout cas, si dès la première image, ça ne marche pas, je serais responsable de faire mal au film. Et ça, ce n’est pas possible. Il fallait que le spectateur puisse y entrer et y croire dès le départ".