Surpris par une explosion lors d’un duplex, Paul Gasnier (Quotidien) raconte sa nuit de terreur en Ukraine : “C’était terrifiant” (VIDEO)

Publié le 4 janvier 2023 à 13:19
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Le lendemain de la frappe russe à quelques dizaines de mètres des journalistes de "Quotidien", le reporter Paul Gasnier livre un témoignage glaçant.

La violence de l’explosion qui a frappé à quelques dizaines de mètres de l’équipe de Quotidien ce lundi 2 janvier a figé le plateau lors de la diffusion des images quelques instants plus tard. Ce mardi, le reporter Paul Gasnier qui s’était dit "en état de choc" est revenu plus en détails sur ce qui s’est passé à Droujkivka en Ukraine. 

"J’étais prêt pour le direct, (…) soudain, il y a eu une très violente déflagration derrière moi, qui m’a projeté en avant. Tout a tremblé autour de nous, n pan du mur de l’hôtel s’est écroulé derrière l’équipe, toutes les vitres de l’hôtel ont volé en éclats, on s’est précipités à l’intérieur de l’hôtel en se glissant sur les bouts de verres. (…) Mais très vite, on a eu peur qu’une seconde frappe s’abatte car les gens nous ont dit que parfois ça arrivait dans les bombardements russes. On s’est dit qu’il fallait partir le plus vite et le plus loin possible, alors on a pris notre voiture", a-t-il d’abord raconté. La séquence entière a ensuite été diffusée. On peut y voir l’équipe de l’émission de TMC décider rapidement de quitter les lieux. 

"Dans la chambre, il n’y avait que du brouillard, on ne voyait plus rien ! Ils frappent généralement deux fois au même endroit pour tuer le plus de personnes", déclare la caméraman Eloise Grégoire une fois montée dans la voiture qui les a menés dans le sous-sol d’une congrégation religieuse. "Le sous-sol de l’église était assez profond et bin protégé. On se sentait en sécurité. (…) L’explosion que vous avez vue, ce n’était que la première d’une longue série qui a duré toute la soirée, jusqu’à minuit, une heure du matin", a expliqué le journaliste, qui n’est pas près d’oublier le "bruit assourdissant" de chacune des frappes russes. 

"C’était terrifiant. En fait, on a juste vécu le temps d’une soirée ce que vivent les ukrainiens depuis près d’un an. (…) Quand on est en Ukraine on n’est en sécurité nulle part. (…) On a eu très peur, on a hâte d’arriver à Kiev, de prendre une douche chaude, trouver un vrai lit", a confié Paul Gasnier, qui était censé rester plusieurs jours supplémentaires à Krumatorsk pour terminer son reportage.

Hugo Mallais

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