Sonia Mabrouk réagit au maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré sa condamnation : « Je n’en dors pas depuis plusieurs jours » (VIDEO)

Publié le 20 janvier 2026 à 12:14
Capture d'écran CNews
Définitivement condamné pour corruption de mineurs il y a quelques jours, Jean-Marc Morandini reste malgré tout à l’antenne de CNews. Une situation sur laquelle vient de revenir Sonia Mabrouk, après avoir été interrogée à ce sujet par son invité du jour sur CNews, le député PS de l‘Essonne Jérôme Guedj.

"Dans le respect du principe de présomption d’innocence, le Groupe Canal confirme l’arrivée de Jean-Marc Morandini sur iTélé. Pour lui permettre de préparer sa défense, iTélé et Jean-Marc Morandini détermineront à quelle date débutera son émission. En cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d’ores et déjà prévu qu’il quitterait le groupe sans indemnité". Voilà ce qu’annonçait le groupe Canal+ en août 2016, au début des ennuis judiciaires de Jean-Marc Morandini. Un peu moins de 10 ans après ce communiqué, la position du groupe semble ne plus être la même. Malgré la confirmation, par la Cour de cassation, de la condamnation du présentateur pour corruption de mineurs, les dirigeants de Canal+ ont décidé de le maintenir à l’antenne en évoquant la possibilité, pour Morandini, de saisir la justice européenne. 

Sonia Mabrouk cash sur le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini

Si le maintien de Morandini a été peu commenté publiquement par les stars de CNews, Sonia Mabrouk n’a pas échappé, ce mardi matin, à une question à ce sujet. Invité de la journaliste, le député PS de l‘Essonne Jérôme Guedj lui a demandé comment elle vivait une telle décision alors que Jean-Marc Morandini a été condamné pour "un motif important en termes de vertu et principes". "Votre question est parfaitement légitime. Je voudrais d’abord dire, et je ne vais pas me défausser, que la décision de maintenir Morandini ne m’appartient pas. C’est la direction de CNews qui a assumé cette décision par fidélité semble t-il à son égard. Vous parlez d’une femme libre, moi j’ai beaucoup de respect pour ma direction et pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela ; en aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle. Ça a été jugé par la justice française, il reste la justice européenne. Je ne vais pas me substituer à la justice. Je voudrais seulement dire une chose, il n’a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession sur CNews", a répondu Sonia Mabrouk.

Sonia Mabrouk prend la défense de la rédaction de CNews

Sur sa lancée, la journaliste, qualifiant CNews de "chaîne de cœur", a rappelé qu’elle était "personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes". "Je pense ce matin aux victimes (…) et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs… On ne peut pas nous faire ce procès, on ne peut pas me faire ce procès. Vous êtes père de famille. Je suis mère de famille, je suis mère d’une petite fille, je vais être mère d’un petit garçon dans quelques semaines. Les seules valeurs (…) sont les valeurs de respect de chacun, de la dignité de chaque personne, et je le dis droit dans les yeux, de la sanctuarisation de l’intégrité physique et morale de chacun. Ce n’est pas négociable, ce n’est pas à géométrie variable. C’est ma seule boussole personnelle et professionnelle", a-t-elle poursuivi visiblement émue. Défendant le travail des journalistes de la chaîne, Sonia Mabrouk a insisté sur le fait qu’elle ne supportait pas "que l’opprobre soit jeté sur toute une rédaction exceptionnelle". Mais elle a terminé sa réponse avec une petite phrase qui en dit long sur son état d’esprit actuel : "Je parle en mon nom ce matin. Je n’avais pas prévu que vous alliez me solliciter. Votre question est légitime. J’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours et je vous le dis".

Par
Clara Kolodny