Il n’a pas pris de pincettes. Ce vendredi 7 avril, Pascal Praud a tenu à pousser un très gros coup de gueule envers Sophie Binet, la nouvelle secrétaire générale de la CGT, dans L’heure des pros sur CNews. En effet, cette dernière avait fait part de son refus de s’exprimer au micro de la chaîne, ce 6 avril, ce qui a déclenché la colère de l’animateur. "Moi je ne souhaite pas répondre à CNews parce que je ne vais pas sur vos plateaux", avait-t-elle déclaré. "Madame Sophie Binet a refusé de répondre aux questions de CNews. C’est au nom du pluralisme qu’elle a écarté notre micro", a déploré en préambule Pascal Praud, dans son édito. "La nouvelle patronne de la CGT – je n’ai pas dit la nouvelle commissaire du peuple – affirme ainsi son ouverture d’esprit en choisissant ses journalistes à moins qu’elle montre un sectarisme, une intolérance et un dogmatisme qui rappellent un temps jadis", a lancé le journaliste. Il a critiqué "les anciennes lunes du monde d’hier quand les camarades lisaient la Pravda à l’abri des opinions extérieures". "Si jeune et déjà si totalitaire ! Hier, elle quittait Matignon et regrettait que la Première ministre ne soit pas ouverte au dialogue. Aujourd’hui, c’est elle qui le refuse… Allez comprendre !", s’est interrogé Pascal Praud.
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"Madame Binet a une notion du dialogue et peut-être une notion de la démocratie qui varient du mercredi au jeudi et qui changent en fonction de ses interlocuteurs", a continué l’animateur de L’heure des pros. S’il a largement déploré la prise de position de la nouvelle secrétaire générale de la CGT, le journaliste a toutefois tenu à lui laisser la porte de son émission ouverte. "C’est notre différence. Ici, la liberté d’expression n’a pas de prix. Elle s’entend du lundi au dimanche. Madame Binet est donc la bienvenue pour faire entendre sa voix quand elle le voudra. Comme toutes les sensibilités politiques du pays", a conclu Pascal Praud. Sur le plateau de CNews, ce jeudi 6 avril, Sonia Mabrouk s’était déjà étonnée du choix de Sophie Binet de ne pas répondre à la chaîne du groupe Canal +. "Pour une démonstration de pluralisme qui vient d’être défendue par Sophie Binet, ça laisse quand même sans voix qu’on choisisse ses médias", avait déploré la journaliste.
L.C