Ce jeudi 16 octobre, Roselyne Bachelot publiera son nouvel ouvrage intitulé Une omerta française. Secrets d’enfance, dans lequel elle dénonce les violences faites aux enfants et fait des révélations sur sa famille.
Roselyne Bachelot accuse l’Église : "Ma mère a vécu un drame épouvantable"
"Ma mère a vécu un drame épouvantable avec son amie qui a été violentée et agressée sexuellement, violée par un prêtre et qui s’est suicidée en se jetant dans le puits qu’il y avait à l’intérieur du collège", a rencontré l’ancienne ministre de la Culture sur RTL face à Marc-Olivier Fogiel ce mardi 14 octobre. Cette amie était tombée enceinte, et les soeurs de l’école "ont sali sa mémoire en expliquant qu’elle avait perverti le prêtre, on lui refusa une sépulture". Roselyne Bachelot rappelle que de nombreuses élèves sont tombées enceintes après avoir été violées par des prêtres et que les enfants étaient adoptés par des familles bourgeoises. "L’Église a protégé des prédateurs, elle a couvert des crimes et ce ne sont pas des choses isolées. La CIAS (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église) qui a été créée par l’Église catholique pour repérer les crimes sexuels de l’Église, estime qu’il y a plus de 200 000 majeurs vivants qui ont été victimes", ajoute Roselyne Bachelot, qui a récemment révélé avoir été victime de bizutage sexuel lors de ses études.
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"Dans ce débat politique qui nous anime en ce moment, on ne parle pas des vrais problèmes. J’ai regardé la composition du gouvernement, il n’y a pas de ministre à la Protection de l’enfance ! Il y a des vrais problèmes dans ce pays, et je dénonce ces crimes. Ça a été douloureux pour moi, parce que l’Église catholique m’a apporté énormément de choses. (…) Regardez ce qui s’est passé pendant les vacances : l’archevêque de Toulouse a nommé comme vicaire général un prêtre condamné à cinq ans de prison pour violences sexuelles. La même chose en ce moment dans l’archevêché de Marseille, dans celui de Toulon…", déplore la femme politique. Roselyne Bachelot insiste sur le fait que "l’omerta sévit dans tous les milieux, les violences contre les enfants sont partout, à chaque fois qu’il y a du pouvoir", et assure en savoir quelque chose en tant qu’ex-ministre des Sports. Mais elle met en lumière le pouvoir de l’Église sur l’opinion public : "Elle a des journaux, des cercles de réflexion, des radios, télévision…". "Les médias Bolloré vous inquiètent ?", lui a alors demandé le journaliste. "Exactement. C’est le reflet de ce que j’appelle un pagano-christianisme. Ce sont des gens qui poussent devant des valeurs chrétiennes et qui pourtant en font totalement abstraction. Ne pas porter secours à des personnes en situation difficile, c’est ne pas respecter les lois de l’Église. C’est de les utiliser, les instrumentaliser", a affirmé Roselyne Bachelot à propos de CNEWS, Europe 1 ou encore Le JDNews.