C’est une prise de parole qui a profondément interpellé l’animatrice. Le 29 janvier dernier, dans Tout beau tout neuf (sur W9), Christine Bravo avait partagé de nombreuses révélations concernant son passé professionnel au sein de France Télévisions. "Je n’étais pas le genre de beauté du service public. Ils se donnaient entre mecs. Ils se partageaient la galette. Il y avait des scandales financiers. Ils s’arrangeaient. Mais bien sûr… Les mallettes de fric que j’ai vu passer. Mais c’était terrible, le service public […] Et moi, évidemment, je n’étais pas contrôlable. Et donc, ils s’en sont méfiés comme de la peste. Et puis je disais tout. Sans filtre. Et donc, ils ne voulaient pas. Ils m’ont détruit ma carrière. Volontairement !", s’était-elle ainsi souvenue, visiblement encore amère.
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Si ces déclarations ont fait grand bruit sur le plateau de Cyril Hanouna, elles ont également fait réagir Jérémie Patrier-Leitus, le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public qui, au micro de Franceinfo, n’a pas mâché ses mots. "On ne peut pas lâcher des accusations aussi graves au détour d’une phrase dans une émission de télévision. Il y a une commission d’enquête en cours. Je peux engager des poursuites pénales, ça peut donner lieu à des condamnations pénales. C’est sérieux ce que nous faisons", a-t-il d’abord rappelé. Avant de poursuivre : "Madame Bravo lance des accusations un peu à la légère au détour de conversations de comptoir un peu léger sur une émission que je ne juge pas […] Si elle a des éléments précis, qu’elle nous en informe et nous en tirerons les conclusions."
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Présente, ce mercredi 4 février, sur le plateau de Tout beau tout neuf, Christine Bravo a, en fin d’émission, tenu à revenir sur les déclarations faites par le député Horizons. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas apprécié les propos tenus par ce dernier. "Quel mépris pour cette table et cette assemblée… Quel mépris de nous ramener à un truc de conversation de comptoir comme si on était une armée de pochetrons. Ça dit beaucoup de ce qu’il pense de vous [Cyril Hanouna, ndlr], de cette émission, de vous tous [les chroniqueurs, ndlr] et de vous téléspectateurs", a-t-elle d’abord réagi. Avant d’expliciter ses précédentes déclarations : "S’il avait bien écouté, dans cette prise de parole, j’ai parlé de mallette de fric que les marques apportaient sur les plateaux de télévision, aux présentateurs, aux chroniqueurs en disant : ‘Si tu pousses un peu ma marque, je vais te donner tant’. Sur le service public, c’était : je pense que vous pourriez enquêter parce que peut-être, au conditionnel, vous trouveriez des collusions très étranges entre les dirigeants du service public de mon époque et certaines sociétés de pub qui vendaient des publicités, des billboards, moyennant quelques petites récompenses, peut-être." Une rectification qui avait le mérite d’être faite !