“Pour Poutine, la vie ne compte pas” : un médecin humanitaire livre un triste constat sur la guerre en Ukraine dans C à vous (VIDEO)

Publié le 8 mars 2022 à 21:31
Ce soir, Anne-Elisabeth Lemoine recevait sur le plateau de C à vous sur France 5 Raphaël Pitti, médecin humanitaire. Ce dernier a donné son avis sur la détermination de Vladimir Poutine.

Depuis plusieurs jours, la menace d’une guerre nucléaire déclenchée par la Russie tient le monde en haleine. Le 24 février dernier, Vladimir Poutine a lancé ses armées sur l’Ukraine et depuis, la guerre fait rage dans le pays. 

De nombreuses actions ont été mises en place partout en Europe afin d’accueillir les réfugiés ukrainiens qui fuient le pays, désemparés. 

Des manifestations contre cette guerre insensée se sont tenues un peu partout dans le monde. 

Les personnalités prennent position contre Poutine et envoi des dons pour soutenir le peuple ukrainien. 

Mais le Président Poutine semble déterminé à mener à terme cette guerre et à mener à bien son projet de réhabilitation de la “Grande Russie”. 

Ce soir, dans C à vous, Anne-Elisabeth Lemoine recevait Raphaël Pitti, un médecin humanitaire qui a apporté son soutien aux réfugiés qui arrivent en masse en Pologne. Il donne son point de vue sur le dirigeant russe : “Poutine ira jusqu’au bout. Il faut vraiment comprendre que pour lui, la vie n’a aucune valeur, l’homme n’a aucune importance. Seul compte son objectif”. 

Il explique également qu’en achetant du pétrole et du gaz à la Russie, la France finance la guerre de Poutine : “En achetant du pétrole et du gaz à la Russie, nous versons chaque jour à Poutine la somme qu’il dépense dans la guerre ! Soit nous sommes stupides et nous abandonnons l’Ukraine, soit nous sommes courageux et nous acceptons d’avoir froid cet hiver”. 

Homme de terrain, il explique ensuite comment la Russie va s’y prendre pour faire tomber les ukrainiens : “ils vont utiliser une stratégie qui vise à encercler les plus grandes villes du pays. Une fois qu’elles sont encerclées, on les bombarde de manière systématique et très fortement de manière à terroriser la population et les combattants. La ville est assiégée, on coupe l’électricité et l’eau potable. Les gens ont faim et froid et ça va durer autant que nécessaire (…) la population va alors se rendre (…) la population sera alors chassée et triée”. 

Des propos qui font froid dans le dos et qui nous obligent à regarder la situation avec attention et intérêt…

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