Ce mercredi 22 février 2023 sur C8, Cyril Hanouna recevait dans Touche pas à mon poste Élisabeth Lévy, intervenante régulière sur CNEWS et présente tous les matins sur Sud Radio. Celle-ci était sur le plateau pour dénoncer les dérives complotistes – et notamment les propos tenus par Karl Zéro la veille dans TPMP.
"J’ai l’impression d’assister à un lynchage, (…) que Palmade, c’est le mal absolu, le nouveau diable, il est attaqué de partout. Pour attaquer Palmade aujourd’hui, on n’a pas besoin d’être très courageux. En plus, on en fait un exemple de ces élites décadentes. Et moi, le puritanisme et le complotisme en même temps, ça me fait peur", s’est-elle insurgée. Selon elle, la vie sexuelle de Pierre Palmade est également trop commentée : "Ce qu’il fait sexuellement avec des adultes, c’est son problème. Tant qu’il n’est pas au volant et qu’il ne met pas des gens en danger, c’est son problème".
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Enfin, opposée à ce "flot de haine", Élisabeth Lévy a invité tous ses interlocuteurs à "réécouter" L’auvergnat de Georges Brassens. "Même un criminel" a des "droits" et "fait partie de l’humanité", estime la journaliste. "Il a droit aussi à une défense, c’est pas un monstre ! Ça reste un être humain. Un être humain qui a fauté reste un être humain. (…) Vous confondez la justice et la vengeance", a-telle insisté. Parmi les chroniqueurs, seule Delphine Wespiser partageait son point de vue. Le ton est alors rapidement monté entre Élisabeth Lévy et Benjamin Castaldi et Matthieu Delormeau, qui n’a pas manqué de souligner que le choix du mot "fauté" était particulièrement léger pour quelqu’un qui a provoqué la mort d’un bébé d’une femme enceinte et des séquelles à vie pour un enfant de six ans et son père.
"Ça n’est pas une victime, quand même", a ajouté Géraldine Maillet. "On va pas pleurer pour Pierre Palmade", a surenchéri Guillaume Genton. Jean-Michel Maire, lui, n’a pas supporté qu’Élisabeth Lévy prononce à plusieurs reprise le mot "accident". Mais cette dernière a persisté : "Il y a certainement dans cette salle des gens à qui c’est arrivé de prendre leur voiture en ayant bu un verre de trop, en ayant consommé des choses, et qui ont eu la chance de ne pas causer cette tragédie".
Hugo Mallais