Ce vendredi 17 février 2023, après un interrogatoire de 48 heures sur son lit d’hôpital, Pierre Palmade a été mis en examen et placé sous bracelet électronique, une semaine après avoir provoqué un très grave accident de la route mettant trois personnes entre la vie et la mort dont un enfant de six ans et une femme enceinte de plus de six mois, qui a perdu son bébé dans l’accident. L’humoriste a été "placé sous assignation à résidence au sein d’un service d’addictologie d’un hôpital, sous surveillance électronique", a annoncé le procureur de la République de Melun dans un communiqué. Le parquet a aussitôt fait appel, la décision sera donc réexaminée dans une dizaine de jours.
En effet, quelques heures avant la décision du procureur, le juge d’instruction avait requis la détention provisoire pour le comédien. Il est visé par une enquête pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires avec circonstances aggravantes". Quant aux deux passagers de la voiture de Pierre Palmade qui avaient fuit la scène avant l’arrivée des secours, ils ont été retrouvés et placés en garde à vue. L’état de récidive légale a été retenu par le magistrat, car l’humoriste avait déjà été condamné en 2019 pour acquisition de stupéfiants et condamné en 1995 pour consommation de cocaïne. On sait également qu’il avait avoué aux autorités être un consommateur de stupéfiants en 2021, dans le cadre d’une autre affaire de chemsex.
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Le soir-même dans Touche pas à mon poste sur C8, Cyril Hanouna recevait Omer, le neveu du conducteur gravement blessé qui est toujours en réanimation et a subi sept opérations. Le jeune homme s’est fermement opposé à la décision de justice. "C’est pas la vraie justice. On veut qu’il soit condamné, qu’il soit mis en prison rapidement. (…) On était stupéfaits. Avec un bracelet (électronique, ndlr), je pense qu’il pourra faire autre chose. S’il a une limite de zone, il pourra reprendre la drogue. On ne sait jamais avec lui", a-t-il déclaré. Si Pierre Palmade encourt jusqu’à dix ans de prison, son procès ne se fera que dans deux ans, et sa surveillance judiciaire pourrait être allégée d’ici-là. "C’est insoutenable pour les victimes", s’est insurgée la chroniqueuse Géraldine Maillet. Selon l’ancien magistrat Georges Fenech, également invité dans TPMP, le comédien n’a bénéficié "d’aucun traitement de faveur", mais un bracelet électronique n’est en général imposé sur une période de six mois uniquement. "Dans une affaire comme celle-ci, la justice doit démontrer ses capacités à juger le plus rapidement possible. Il faut la traiter en priorité", a-t-il estimé.
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Hugo Mallais