ONPC (France 2), « Quelle vulgarité ! » : règlement de comptes interminable entre Franz-Olivier Giesbert et Edwy Plenel (VIDEO)

Publié le 8 mars 2020 à 11:52
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Un débat extrêmement tendu, voire gênant, a eu lieu entre Edwy Plenel et Franz-Olivier Giesbert dans "On n'est pas couché" ce samedi 7 décembre.

Invité dans On n’est pas couché pour son livre La sauvegarde du peuple aux éditions La Découverte, Edwy Plenel a été très froidement accueilli par Franz-Olivier Giesbert. S’il estime mener "le même combat" que son interlocuteur, le journaliste n’a pas aimé que l’ouvrage, selon lui, sous-entende du début à la fin que la France est devenue une dictature. "Je ne suis pas fasciné. C’est du cinéma, tout ça", a-t-il commenté avec détachement. Le cofondateur de Mediapart s’est alors adressé à Laurent Ruquier en accusant son chroniqueur de ne pas parler de son nouveau livre.

Plus tard, la tension a monté d’un cran : "Juste, Edwy, tu me vouvoies, je te signale qu’on se connaît depuis 40 ans et on se tutoie. On n’a pas besoin de faire les hypocrites devant les téléspectateurs, ça va…". Recadré par l’animateur de France 2, l’éditorialiste a été qualifié de "dissipé" par son contradicteur. "Désolé de ne pas dérouler le tapis, Edwy", a-t-il lancé avant de ressortir l’affaire de Dominique Baudis, accusé à tort en 2003 d’être impliqué dans une affaire proxénétisme, viols et meurtres. Le journal Le Monde, dirigé à l’époque par Edwy Plenel, avait participé à la propagation de cette rumeur. L’invité d’On n’est pas couché a répondu à cette attaque avec une autre, en décrivant Franz-Olivier Giesbert comme "un procureur". 

"Oh, tu parles ! Tu t’es vu toi, sérieusement ?", a répondu le principal intéressé, qui a reproché à Edwy Plenel d’être motivé par "la haine". L’émission a soudainement pris la tournure embarrassante d’une cours de récréation. "C’est comme ça que le débat public s’abaisse. Vous voulez que je fasse le procès ad hominem de Franz-Olivier Giesbert ? Il représente tout ce que je combats dans ce métier : le journalisme mercenaire. (…) Vous n’avez qu’une obsession, dégommer un journal d’intérêt général… qui ne demande pas l’argent de Bernard Tapie ! Nous, on est indépendants", a commenté le directeur de publication de Mediapart. Un tacle qui n’est pas anodin : celui qui est surnommé FOG a été nommé directeur éditorial de La Provence par son propriétaire Bernard Tapie en 2017. 

Quelques minutes plus tard, ce dernier a poursuivi ses provocations avec une nouvelle pique, faisant allusion au journal de son adversaire : "Par ici la bonne soupe !". "Quelle vulgarité. Vous êtes la vulgarité incarnée", a répondu Edwy Plenel. "Vous respirez tellement la vertu que vous avez perdu le souffle, là", a conclut FOG, sous les exclamations choquées des spectateurs. "Il avait préparé toutes ses sorties, peu importe ce que je dise. Ça ne pouvait pas être un débat", a déploré Edwy Plenel, qui étonnamment, s’est presque adressé directement à Laurent Ruquier plus souvent qu’à Franz-Olivier Giesbert lui-même. Une chose est certaine, ces deux hommes ne sont pas amis, et cela ne date pas d’hier !

Nicolas Perron

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