“On va arrêter” : François Hollande perd son calme et interrompt brutalement une interview sur France 2 (VIDEO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:32
Visiblement agacé par les questions sur le bilan du CICE, François Hollande a quitté brutalement le plateau de "Complément d'enquête" avant de revenir finir l'interview.

Une séquence télévisuelle pour le moins inhabituelle s’est déroulée ce jeudi 18 septembre sur France 2. François Hollande, habituellement maître de son tempérament face aux médias, a perdu ses nerfs lors d’une interview accordée à l’émission "Complément d’enquête" présentée par Tristan Waleckx. L’ancien chef de l’État était interrogé par la journaliste Manon Bachelot sur un sujet qui lui tient manifestement à cœur : le bilan du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dispositif phare de son quinquennat qu’il avait lancé en 2012.

Un bilan défendu bec et ongles malgré les critiques

Face aux caméras, François Hollande n’a pas hésité à défendre mordicus son héritage politique. Interrogé sur les résultats du CICE, qui a permis selon lui la création de 100 000 emplois en six ans, l’ancien président a déclaré : "C’est assez significatif". Mais la journaliste a immédiatement contesté cette affirmation en rétorquant : "100 000 emplois par rapport à 100 milliards de CICE, vous trouvez ça significatif ?"

Le mari de Julie Gayet a alors maintenu fermement sa position : "Oui, parce que s’il n’y avait pas eu le CICE, non seulement il n’y aurait pas eu les 100 000 emplois qui ont été créés, mais il y aurait eu des pertes d’emplois bien plus considérables ! Donc, ce qu’il faut essayer de calculer, ce n’est pas simplement les emplois créés, même si on a des évaluations qui peuvent être différentes."

L’ancien président a également souligné : "Ce qu’il faut essayer de calculer, ce n’est pas simplement les emplois réels." Cette défense acharnée d’une mesure aujourd’hui critiquée, y compris par France Stratégie qui en a tiré un bilan en demi-teinte en juillet, témoigne de l’attachement particulier de François Hollande à cette politique économique.

"Je ne suis pas là pour répondre à un interrogatoire"

La tension est montée d’un cran lorsque Manon Bachelot a insisté en rappelant que les dernières études pointaient les failles de ce dispositif, mentionnant notamment que France Stratégie était rattaché à Matignon. Cette remarque a fait exploser l’ex de Valérie Trierweiler, qui a brutalement décidé de mettre fin à l’entretien.

"On va arrêter parce que ça n’a pas d’intérêt pour moi ! Très franchement, ça n’a aucun intérêt", a-t-il lancé en se levant de sa chaise. L’ancien président a poursuivi sur le même ton : "Je ne suis pas là pour répondre à l’interrogatoire. Je vous donne ce rapport. Vous en ferez le meilleur usage et on va en rester là, parce que là, je pense qu’on n’est pas dans le bon dialogue."

Sur Franceinfo, Manon Bachelot a par la suite expliqué les dessous de cette séquence : "On sent que c’est une mesure qui lui tient vraiment à cœur. Il est très fier de son bilan, mais c’est compliqué d’en discuter. C’était sa mesure phare."

Par
Mélissa Tellaa