“On met encore les femmes dans des cases” : Zahia Dehar milite pour la liberté et pousse un coup de gueule dans Quelle époque ! (VIDEO)

Publié le 1 octobre 2023 à 9:55
Zahia Dehar a laissé son passé d’escort girl derrière elle pour devenir comédienne. Elle était invitée ce samedi 30 septembre 2023 sur le plateau de Quelle époque ! pour défendre son nouveau film et pousser un coup de gueule.

Zahia Dehar a fait un sacré bout de chemin depuis le scandale qui l’a fait connaître ! Escort girls à l’âge de 17 ans, la jeune femme s’est retrouvée mêlée à une affaire de proxénétisme qui a fait grand bruit dans le monde du football. En effet, plusieurs joueurs, dont Karim Benzema et Franck Ribéry, ont été impliqués dans ce que l’on appelle aujourd’hui “l’affaire Zahia”. 

Mais Zahia a rapidement laissé tomber son activité d’escort pour surfer sur la vague médiatique qui a éclaté autour d’elle dans les années 2010. Elle devient mannequin et pose pour les plus grands, notamment Karl Lagerfeld. La jeune femme lance ensuite sa marque de lingerie. 

Souhaitant devenir comédienne, Zahia s’exile quelque temps à Londres pour apprendre l’anglais. 

En 2019, elle est enfin à l’affiche de son premier film, “Une fille facile” de Rebecca Zlotowski. En 2020, elle joue dans un épisode de la série de TF1, “Capitaine Marleau”. 

Le 4 octobre prochain, Zahia sera à l’affiche du film “L’air de la mer rend libre”, signé Nadir Moknèche, qui parle du sujet délicat des mariages forcés. Un film sur les injonctions et les traditions, des sujets qui tiennent à coeur à la jeune femme. Née en Algérie en 1992, Zahia connaît une enfance difficile, marquée par le divorce de ses parents. Elle déménage en France à l’âge de 10 ans et doit vite renoncer à son rêve de devenir pilote d’avion. Ses résultats scolaires sont en baisse et Zahia doit s’en sortir autrement. 

Interrogée samedi 30 septembre sur le plateau de Quelle époque ! sur le poids des traditions, Zahia explique que grâce à sa mère, elle a toujours été libre : “Ma mère a toujours voulu combattre ça. Elle est contre ces coutumes lourdes, pour elle on devrait être libre, on devrait suivre ses plaisirs et ses envies”. 

Ayant toujours assumé son passé, Zahia en profite pour pousser un coup de gueule : “l’idélologie par rapport à la sexualité de la femme, ça c’est une chose qu’on doit pas lâcher, même en Occident”. 

Elle ajoute : “On trie les femmes par des cases ! Elle c’est une bonne fille. Elle c’est une mauvaise fille. Pourquoi on veut pas lâcher ça également ? Ici en Europe. Mais on lâche pas ça. Parce que c’est ancré en nous” ! 

Par
Mélissa Tellaa