“On massacrait des gens toute la journée” : témoignage choc d’un skinhead devenu moine bouddhiste dans TPMP (VIDEO)

Publié le 18 mars 2021 à 11:35
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Le passé de William est violent, mais son histoire et sa sincérité a beaucoup touché les téléspectateurs de "Touche pas à mon poste" ce mercredi 17 mars.

Depuis trente ans, William est moine bouddhiste et médite six à sept heures par jour. Un mode de vie on ne peut plus opposé à celui qu’il a mené dans son adolescence, comme il l’a raconté ce mercredi 17 mars dans Touche pas à mon poste. Ancien skinhead néonazi, son témoignage a touché les internautes par sa lucidité. "J’étais en recherche d’identité. Et quand j’avais 15 ans, j’ai vu un groupuscule skinhead. Ça m’a attiré. C’était ds fous furieux et pour rentrer dans un groupe comme ça, il a fallu que je me fasse un véritable lavage de cerveau. (…) C’était des gens malades. Comme j’ai vécu dans une cité, si tu veux, tu grandis trop vite. Il y a trop de personnes qui te veulent du mal, donc tu cherches des personnes qui peuvent te protéger, te donner de la force", a d’abord expliqué William. 

Il a alors été motivé par "une telle haine" que ses actes dépassaient toutes les limites : "Ça m’arrivait de sauter à pieds joints sur la tête de deux personnes. On massacrait des gens toute la journée, c’était un plaisir, vraiment. C’était sadique. Et puis cette violence, cette haine, on ne la comprend pas vraiment. (…) On accepte une idéologie de plus en plus, au point de se faire tatouer un aigle nazi. C’est même pas une compréhension politique ou sociale, ou quoi que ce soit : c’est de la haine pure". Pour quitter cette haine et arriver "à un état de paix, il faut en verser, des larmes. Ça a été difficile", a raconté William face à Cyril Hanouna, alors que le silence régnait sur le plateau. C’est après une fusillade que sa vie a changé : un membre de son groupe est mort, un autre est devenu handicapé et a découvert le monde spirituel. "Comme c’était mon ami et que je m’étais occupé de lui, je l’ai suivi. (…) Cette bataille intérieure, elle m’a fait voir qu’avant, j’étais faible, en fait. (…) J’ai réalisé que le monstre, il était en moi", a témoigné William, espérant que ses paroles inspirent certains jeunes en manque de repères. "Quand j’étais un skinhead, mon bonheur c’était de faire du mal aux gens. Maintenant, mon bonheur, c’est de faire du bien", a-t-il conclu. 

Hugo Mallais

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