Ce mardi 1er mars, en ce sixième jour de guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine – où l’on comptait il y a deux jours 352 civils morts dont 14 enfants -, Nicolas Dupont-Aignan avait un coup de gueule à passer sur CNEWS. Mais pas forcément celui auquel on s’attendait. Invité dans la matinale de Laurence Ferrari, le candidat à l’élection présidentielle a très fermement dénoncé la médiatisation constante de la guerre, au détriment selon lui de la campagne présidentielle.
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Tout d’abord, le député de l’Essonne a déploré qu’Emmanuel Macron reporte son meeting à Marseille, qui était supposé officialiser sa candidature pour un deuxième mandat à l’Élysée : "Il faut arrêter le grand cinéma pour tromper les Français ! (…) Il représente la France, mais il y a une élection dans cinq semaines. Il doit rendre des comptes sur ce qu’il a fait. Il doit nous dire ce qu’il va faire !".
Nicolas Dupont-Aignan, bien qu’il n’ait pas encore obtenu le nombre de parrainages nécessaires, a poursuivi en se lamentant de ne pas suffisamment pouvoir faire campagne sur le petit écran à cause de l’actualité : "Si les Français ne peuvent pas débattre, quelle sera la légitimité du futur président quel qu’il soit ? Ce sera terrible ! (…) Moi, j’ai proposé un projet aux Français ! Un projet précis ! Chiffré ! Je suis l’un des seuls ! Mais on parle de rien ! On m’annule les émissions parce qu’on fait des spéciales sur l’Ukraine toute la journée !".
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Ce qu’il estime être une surmédiatisation de la guerre en Ukraine profite à Emmanuel Macron selon Nicolas Dupont-Aignan qui ne cache pas sa frustration : "Je ne veux pas que les Français se fassent hypnotiser par le pouvoir qui veut éviter un débat (…) Je dis aux Français de ne pas se laisser bercer par les images en Ukraine. Parce qu’on ne parle plus de rien ! On ne parle plus de rien d’autre ! Le pays vit et pas que de l’affaire ukrainienne. C’est dramatique mais il n’y a pas que l’Ukraine". Laurence Ferrari a alors tenu à rappeler à son invité qu’il bénéficiait toujours de visibilité à la télévision, puisqu’il se trouvait alors sur le plateau de CNEWS à une heure de grande écoute.
Hugo Mallais