“On est en colère” : les influenceurs accusés d’avoir torturé un chiot sortent du silence (VIDEO)

Publié le 6 décembre 2022 à 6:43
Accusés et poursuivis pour avoir maltraité leur chiot âgé de 4 mois, les influenceurs Rop et Rocka sont venus s’expliquer lundi soir dans Touche pas à mon poste (C8).

C’est une histoire qui a beaucoup fait parler. Fin novembre, la Fondation assistance aux animaux est intervenue, à la demande de la brigade anticriminalité, dans un appartement d’Argenteuil. Les agents sont repartis avec le chiot de 4 mois d’un couple dans un état "jamais-vu" comme le soulignait l’enquêteur de la Fondation au Parisien. Selon le vétérinaire qui l’a examiné, cet american staff de 4 mois présentait "10 à 15 fractures sur tout le corps" – certaines anciennes -, des "plaies et cicatrices de cigarettes et d’acide", une énorme bosse à la tête mais aussi des signes de dénutrition.

Accusés d’actes de torture, les propriétaires du chien sont venus donner leur version des faits ce lundi soir dans Touche pas à mon poste sur C8. Face aux chroniqueurs perplexes de Cyril Hanouna leur reprochant notamment leur manque de réaction aux sévices infligés au chien, ils ont tenté de se défendre. "On comprend votre colère et celle des téléspectateurs. Nous-même on est en colère, non seulement on nous a retiré notre animal et en plus on l’aimait beaucoup. On a été surpris de certaines accusations comme quoi elle était malnutrie parce qu’on a fait le maximum pour la sortir et la nourrir", a affirmé Rocka.

A la question : "pourquoi n’avoir rien dit ?", Rop a accusé la "sauveuse" du chien – une autre influenceuse qui était leur amie – d’avoir menti. "On avait rendez-vous avec le vétérinaire, personne n’était courant. Il y a énormément de blessures qui ne datent pas de des mois (sic) mais de moins de 48 heures. C’est ce qui a permis à la juge de se dire qu’il y avait anguille sous roche". "Les fractures dataient de plusieurs semaines, à partir du moment où la personne tierce s’en est occupée", a ajouté Rocka. "On n’a jamais vu notre chien dans cet état", a assuré son compagnon.

"Ça nous parait surréaliste d’avoir laissé quelqu’un, une TikTokeuse qui fait partie de votre sphère, d’abord vous accuser injustement de viols puis ensuite de taper votre chien. Vous criez au complot, mais pourquoi ne pas avoir agi avant ? Est-ce que vous n’inventez pas tout ça pour vous sortir d’un très mauvais pas ?", a répliqué Gilles Verdez. "Il y a une vidéo sur YouTube qui dure deux heures. Des abonnés nous ont dit qu’un mec avait fait une vidéo sur nous où ils reprenaient tout. Nous-mêmes, on a compris pourquoi ils nous en voulaient par cette vidéo", a répondu Rop en affirmant avoir été accusé à plusieurs reprises de meurtres par certaines personnes qui seraient impliquées dans cette affaire.

"On est tristes d’avoir perdu notre chien, d’être insultés et menacés, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par des animateurs qui nous condamnent alors que la justice n’a pas rendu son verdict. On est attristés", a poursuivi la jeune femme. Son compagnon, lui, a évoqué les "dommages collatéraux" de cette affaire : "les parents qui ne peuvent plus sortir" ou encore "les frères et sœurs obligés de changer d’école".

Clara Kolodny

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