A Toulouse, Sara Bellaïche (Sofia Essaïdi) enquête sur un trafic de drogues qui use de go fast pour emmener la marchandise d’Espagne en France. A Paris, Richard Cross (Assaâd Bouab) tente de son côté de trouver qui a tué deux adolescents. Ces deux flics aux méthodes opposées finissent par travailler ensemble lorsque ces deux enquêtes se rejoignent.
Cette intrigue mêlant meurtres, violence, course contre la montre et gros bonnets de la drogue est celle d’Overdose, le dernier film d’Olivier Marchal sorti ce vendredi sur Prime Video. Pour ce nouveau passage derrière la caméra, le réalisateur et ex-flic a adapté le roman Mortels Trafics de Pierre Pouchairet, prix du Quai des Orfèvres 2017 qu’il a dévoré en deux heures seulement. "La particularité de ce prix, c’est qu’il est décerné par des flics, des magistrats, etc… Le récit doit s’approcher le plus de la réalité et il faut que tout soit crédible", nous explique-t-il.
"Ce bouquin retrace quelque chose d’assez vertigineux (…) Le film est très violent, mais le bouquin l’est aussi. J’ai gardé ça car j’ai trouvé que c’était bien de dépeindre la sauvagerie de ces mecs que les jeunes peuvent idéaliser", poursuit-il en racontant avoir visionné des vidéos hallucinantes de go fast s’arrêtant dans des stations-services. "Les mecs sont des animaux, des bêtes. Ils sont chargés aux boissons énergisantes et à la coke, prennent des acides (…) Ils déboulent calibrés, font le plein très vite, rentrent dans la station balancent un billet de 500 euros pour 6 boissons, ne demandent pas la monnaie et foncent. Si une famille croise la route de ces mecs-là… C’est hyper choquant et inquiétant".
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Pour ce film, Olivier Marchal et son équipe ont notamment fait des repérages dans des cités pour trouver un appartement servant de décor pour un des personnages. Ce qui lui a permis de se rendre compte encore davantage de l’importance des plateformes pour le public. "Je fais partie des privilégiés qui ont un écran très large à la maison et l’installation qu’il faut (…) Dans des cités, vous entrez dans des endroits où il n’y a rien. Vous voyez que les gens n’ont pas d’argent, mais tous ont l’écran hyper large comme ils n’ont que ça et ne peuvent pas se payer de places de cinéma", raconte-t-il avant de mettre en lumière l’audience potentielle de son film sur la plateforme.
Clara Kolodny