Mort de Philippe Labro : Le journaliste avait taclé l’Arcom lors de ses adieux sur C8 (VIDÉO)

Publié le 4 juin 2025 à 10:55
Ce mercredi 4 juin, Philippe Labro est mort à 88 ans. Trois mois plus tôt, l'animateur était encore présent à l'antenne pour sa dernière émission lors de la fermeture de C8.

C’est une figure du monde médiatique qui s’en est allée. Il y a 20 ans, le 31 mars 2005, Philippe Labro lançait Direct 8 en compagnie de Vincent Bolloré. Le journaliste a longtemps été le vice-président de la chaîne devenue D8, puis C8. Au fil des années, l’animateur a présenté plusieurs magazines culturels, comme Blog Notes et Langue de bois s’abstenir en 2008, émission rebaptisée dernièrement L’Essentiel chez Labro.

Philippe Labro est mort trois mois après la fin de C8

Le 25 février dernier, soit seulement près de trois mois avant sa mort survenue ce mercredi 4 juin, Philippe Labro faisait ses adieux à la télévision. Le journaliste présentait pour la dernière fois son émission L’Essentiel et était apparu très ému au moment de rendre l’antenne pour l’ultime fois de sa carrière : "C’est une aventure de quatre ans qu’on a eue l’honneur et le plaisir de partager avec vous. Je voudrais clore définitivement le chapitre par une petite chanson. ‘L’Essentiel d’abord’ ça s’appelle."

Quand Philippe Labro faisait ses adieux à la télévision

Par la suite, Philippe Labro avait repris la chanson Les Copains d’abord de Georges Brassens en modifiant quelques paroles afin de passer des messages : "Non ce n’était pas le radeau de la méduse ce bateau, qu’on se le dise au fond des ports, oui au fond des ports. Il naviguait dans L’Essentiel sur la grande barre audiovisuelle. Et s’appelait les talents d’abord, les talents d’abord." En conclusion de la dernière intervention télévisuelle de sa vie, Philippe Labro avait glissé un tacle à l’Arcom, qui avait décidé quelques mois plus tôt de fermer la chaîne C8 : "Son fluctuat nec mergitur, c’était bien toute la culture, n’en déplaisent aux jeteurs de sort, aux Arcom de sort ! […] De la télé j’en ai fait beaucoup mais la seule qui ait tenu le coup, qui n’ait jamais viré de bord, viré de bord […] Et s’appelait les talents d’abord, les talents d’abord !"

Par
Benoît Lesueur