Ce samedi 13 septembre sur France 5, Mohamed Bouhafsi recevait Michel Drucker dans la nouvelle édition du week-end de C à Vous et lui a demandé de réagir à la disparition inattendue en juillet dernier de Thierry Ardisson…
Michel Drucker balance : "Thierry Ardisson était incapable de faire du direct"
"J’avais un rapport très particulier avec Thierry. Son fond de commerce, c’est qu’il allumait tout le monde, moi compris", a d’abord répondu Michel Drucker, qui se souvient avoir co-présenté le 60ème anniversaire du Débarquement avec l’homme en noir. "Pourquoi pas", avait-il rétorqué lorsque France Télévisions lui avait proposé ce duo. Mais Thierry Ardisson n’imaginait pas un seul instant que le présentateur de Vivement Dimanche accepterait leur collaboration : "Il ne voudra jamais, je l’allume sans arrêt depuis vingt ans !". Michel Drucker, qui avait le même monteur que son confrère, raconte avoir appris à le connaître : "Ce n’était pas le Thierry que vous connaissez. Je n’ai jamais quelqu’un d’aussi sentimental qui pouvait être très cruel. Il pouvait être d’une cruauté totale, mais il pleurait très vite ! (…) J’ai découvert quelqu’un d’extrêmement sensible, un sentimental, qui était terrorisé. Incapable de faire du direct ! Après, on a refait des émissions, on a beaucoup sympathisé".
C à Vous : Michel Drucker raconte avec émotion les obsèques de Thierry Ardisson
Alors que Laurent Ruquier a lui aussi raconté ses bons et moins bons souvenirs partagés avec Thierry Ardisson il y a quelques jours dans C à Vous, Michel Drucker a également raconté une anecdote surprenante à son sujet : "Un jour, il m’a dit ‘tu sais Michel, je viens de comprendre. Il n’y a pas de mal à être bienveillant, il faut être bienveillant. Tu sais ce qui m’arrive ? Je suis en train de me Druckeriser’ ! J’ai pensé à ça quand j’étais à ses obsèques, avec son épouse qui était extrêmement touchante. (…) J’étais très ému. Il y avait tout le monde. Il va rester dans l’histoire de la télé. (…) C’est un personnage hors normes. Il a apporté beaucoup de choses, comme tous les mecs de la pub. (…) Il a médiatisé sa mort jusqu’au bout. Aux obsèques, on avait un conducteur ! Il y avait un véritable conducteur, avec les chansons qu’il voulait avoir entre les prières. Et à la fin, on nous a remis ce conducteur. C’était une émission !".