« Marlène Schiappa n’est pas une péronnelle » : Eric Dupont-Moretti s’exprime sur la couverture polémique de Playboy (VIDEO)

Publié le 4 avril 2023 à 11:30
Invité de "Télématin" (France 2) le mardi 4 avril, Eric Dupont-Moretti a évoqué la polémique entourant la couverture de Marlène Schiappa pour le magazine Playboy.

C’est une Une qui ne cesse de faire parler. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, a accepté de faire la couverture du magazine Playboy. Dans ce numéro du magazine qui sortira en kiosques le jeudi 6 avril, douze pages sont consacrées à la femme politique et à son combat pour les droits des femmes.

Alors que la couverture n’a pas manqué de créer la polémique, Marlène Schiappa a pris la parole sur Twitter afin de défendre son choix. "Défendre le droit des femmes à disposer de leurs corps, c’est partout et tout le temps. En France, les femmes sont libres. N’en déplaise aux rétrogrades et aux hypocrites", a-t-elle lancé. Pas de quoi éteindre l’incendie cependant, d’autant qu’Elisabeth Borne a exprimé ses doutes vis à vis de la démarche de la secrétaire d’État. "Ce pas très approprié, a fortiori dans la période actuelle", a-t-elle déclaré comme le rapporte BFMTV.

Ce mardi 4 avril, Eric Dupont-Moretti était invité sur le plateau de Télématin (France 2). Le garde des Sceaux a été interrogé par Thomas Sotto sur la couverture polémique de Playboy, et a donné son point de vue. "Moi je ne juge pas de la communication de mes collègues. Marlène Schiappa n’est pas une péronnelle", a-t-il commencé. Pour ceux qui se demanderaient quelle est signification de ce terme peu commun, une "péronnelle" désigne une "femme sotte et bavarde". Eric Dupont-Moretti a développé son propos en mettant en avant les actions de Marlène Schiappa. "C’est quelqu’un qui s’est totalement engagée, notamment à la suite du Grenelle des violences conjugales. Et ce qu’elle a fait pour les femmes, peu de responsables politiques l’ont fait", a-t-il affirmé.

Le garde des Sceaux n’a cependant pas souhaité aller à l’encontre de l’avis d’Elisabeth Borne. "Qu’il y ait une difficulté quant à la temporalité, c’est ce qu’a exprimé la Première ministre. Mais la Première ministre, c’est la cheffe du gouvernement. Ce qui n’est pas mon cas. Pour le reste, je dois vous dire que je n’ai pas lu cette interview. Attendons de lire ce qu’elle contient", a-t-il conclu.

Aurélien Gaucher

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