À l’approche du premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen continue sa percée et se rapproche même du favori, le candidat-président Emmanuel Macron. Un nouveau sondage Ifop pour nos confrères du Journal du Dimanche crédite Emmanuel Macron de 27 % des intentions de vote tandis que Marine Le Pen se positionne derrière à 22 %. Et concernant le second tour, elle grimpe même à 47 %.
Hier soir, samedi 2 avril, Laurent Ruquier et La Salamé animaient un "On est en direct" spécial élections, commenté par plusieurs éditorialistes. L’occasion pour le journaliste politique Jean-Michel Apathie d’analyser la stratégie politique de la candidate du rassemblement national. "Marine Le Pen vient de l’extrême-droite, c’est une évidence. Qu’est-ce qu’elle est aujourd’hui Marine Le Pen ? Elle est la candidate du pouvoir d’achat. C’est quand même une transformation politique comme on n’en a jamais vu", a-t-il fait remarquer. Et le journaliste de 63 ans de commenter : "Marine Le Pen, dans cette fin de campagne, et c’est ce qu’il lui donne une dynamique, c’est la candidate des chats et du pouvoir d’achat. Formidable ! C’est une transmutation exceptionnelle". Jean-Michel Apathie a ensuite questionné dans la foulée : "Pourquoi elle-elle devenue ce qu’on la voit être aujourd’hui? Parce que Eric Zemmour. Eric Zemmour est l’extrême droite, ah ça, c’est sûr !"
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Jean-Michel Apathie a poursuivi son analyse, arguant pourquoi il était loin d’être impossible à ses yeux que Marine Le Pen soit élue présidente de la République. "Eric Zemmour, par son dogmatisme et sa violence, a rendu Marine Le Pen gentille, fréquentable, et républicaine. Si on forme l’hypothèse que le deuxième tour oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, on constatera Emmanuel Macron n’a aucune réserve de voix positive, il n’a des voix de 2e tour que par opposition à Marine Le Pen, alors que Marine Le Pen a un vivier constitué des électeurs de Zemmour, des électeurs de Dupont-Aignan, d’une partie des électeurs de Pécresse, et une possibilité de profiter d’un bloc abstentionniste qui se trouverait dans les électorats de Mélenchon et de Roussel? A partir de là, que Marine Le Pen soit la prochaine présidente de la république, c’est tout sauf une hypothèse farfelue", a-t-il conclu.
L.T