Marine Le Pen évoque sa relation avec son père dans Face à Baba : “C’est une tragédie grecque” (VIDEO)

Publié le 16 mars 2022 à 22:00
C8
Ce soir, Cyril Hanouna recevait dans Face à Baba la candidate à l’élection présidentielle, Marine Le Pen. Il en a profité pour l’interroger sur ses relations avec son célèbre papa, Jean-Marie Le Pen.

Entre Marine Le Pen et son père, l’ancien homme politique Jean-Marie Le Pen, c’est un peu je t’aime moi non plus. 

Invitée ce soir sur le plateau de l’émission politique “Face à Baba” sur C8, la candidate du Rassemblement National a été interrogée par Cyril Hanouna sur ses relations avec son père, qui a pendant très longtemps été à la tête du parti, à l’époque baptisé le “Front National”. Véritable patriarche, homme craint par ses adversaires politiques et sa famille, Jean-Marie Le Pen a été écarté du parti il y a quelques années. 

C’est désormais Marine, sa fille, qui a repris le flambeau. Et on peut dire que cette séparation ne s’est pas faite en douceur. Elle raconte : “C’est toujours compliqué avec lui”. 

Cyril Hanouna lui demande alors si Jean-Marie Le Pen serait heureux si sa fille était élue Présidente de la République : “Oui je suis convaincue qu’il sera heureux. Oui parce que c’est un patriote convaincu qui s’est battu toute sa vie. Malgré les divergences qu’on a pu avoir, évidemment il se réjouira”. 

Elle ajoute, à propos de la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen : “Il contestait l’intégralité des décisions que je prenais. À un moment donné, c’est une tragédie grecque. J’y ai réfléchi 100 fois, je me suis demandé 100 fois si j’avais pu faire autrement. Est-ce qu’il y aurait pu avoir une autre issue et en réalité, à chaque fois que mon esprit prenait un chemin on arrivait toujours à cette rupture. Donc je pense qu’elle était écrite cette rupture”. 

Cyril Hanouna lui demande alors comment lui a-t-elle dit les choses. Marine Le Pen répond alors : “Ça a été très douloureux pour moi parce que je l’aime, c’est mon père. Et puis ça a été après tout quelqu’un pour qui je me suis battue politiquement. Je me suis battue pour qu’il soit élu lui”. 

Elle raconte ensuite que jamais elle n’aurait imaginé il y a quelques années se présenter elle-même à l’élection présidentielle. Elle ironise : “Dans notre esprit, il serait candidat ad vitam aeternam. Il dit lui-même qu’il est immortel. Politiquement il était immortel et quelque part il l’est”.  

Par