« Les rappeurs me faisaient rêver » : les confidences de Sofiane Pamart, le virtuose hors norme du piano (VIDEO)

Publié le 2 février 2022 à 21:11
Capture/France 5
Le virtuose hip-hop du piano Sofiane Pamart était ce mercredi 2 février l'invité de "C à vous".

Considéré comme un "ovni" par certains, Sofiane Pamart n’est autre qu’un artiste moderne mariant deux univers a priori opposés, ceux du rap et du piano. Ce jeune homme de 31 ans originaire du nord de la France s’est construit une solide notoriété en composant des morceaux en collaboration pour de nombreux rappeurs français (tels que Scylla, Vald ou SCH, Ndlr) afin de créer les versions instrumentales de leurs titres.

Celui qui apporte sa touche moderne et compose des mélodies néo-classiques pour piano était ce mercredi 2 février l’invité d’Anne-Elisabeth Lemoine dans "C à vous" sur France 5. Ce virtuose, médaille d’or du conservatoire de Lille en 2013 en interprétant l’Alborada del gracioso de Maurice Ravel et la 4e balade de Frédéric Chopin, est revenu sur cette ambivalence musicale, s’assumant plus plus proche de l’univers du rap que celui du classique. "Quand je sortais du conservatoire, je n’écoutais vraiment pas de classique. Ce que j’écoutais, c’était du rap, avec un entourage qui écoutait du rap… Moi, c’étaient les rappeurs qui me faisaient rêver. C’était le style de vie que je voulais. Aujourd’hui, mon style de vie, c’est celui d’un rappeur, c’est juste que mon art, c’est le piano. Le côté classique du pianiste en queue-de-pie, ce n’était pas ce qui me faisait rêver. Ce n’est pas ce que j’espérais devenir", a-t-il asséné.

Invité du 8/9 sur la RTBF pour présenter son nouvel album Letter qui sort le 11 février, Sofiane Pamart avec confié sa volonté de rendre le piano accessible au plus grand nombre. "Je viens d’une famille de non musiciens. Depuis tout petit, j’étais donc habitué à faire du piano pour toucher ma famille et un entourage qui n’est pas dans la musique. Cette émotion m’a toujours plu, et j’ai voulu la garder tout au long de ma carrière. Aujourd’hui encore, je cherche à faire en sorte que la musique ne soit pas du tout intellectuelle, mais qu’elle soit le plus dans les sentiments et l’instinct et sans me prendre la tête. Je joue comme je vis", avait pleinement assumé celui qui reconnait en Chopin, Ravel et Debussy, des modèles en matière de musique classique pour piano.

L.T

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