« Le plus beau jour de ma vie » : Henri Sannier raconte comment il a retrouvé l’usage de ses jambes (VIDEO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:29
L'ancien animateur de Tout le sport sur France 3 a retrouvé l'usage de ses jambes et témoigné face à Frédéric Lopez dans Un dimanche à la campagne sur France 2.

Dans Le jour où j’ai réappris à marcher, Henri Sannier raconte sa vie après son accident survenu en 2020, trois ans après son départ à la retraite, lors d’une sortie en VTT avec son épouse. Dans Un dimanche à la campagne ce 5 octobre, l’ex-journaliste sportif a témoigné…

Henri Sannier : l’accident de vélo qui a fait basculer sa vie

"Je pars comme un fou et j’oublie que je n’ai pas de casque et que je n’ai pas de priorité… Boum !", s’est-il souvenu face à Frédéric Lopez sur France 2. Percuté de plein fouet par un véhicule, il est aussitôt hospitalisé, mais peut regagner son domicile dès le lendemain matin. "J’étais bleu de la tête au pied. Bleu, marron, jaune… C’était catastrophique. (…) Au bout de deux jours, je souffrais le martyr, je ne dormais plus", explique l’ancien présentateur de Tout le sport sur France 3. C’est alors qu’un neurologue lui ordonne de retourner à l’hôpital au plus vite : "C’est très grave ce que vous avez". Mais le diagnostic s’est avéré erroné : son traitement n’avait aucun effet. Rapidement, un deuxième diagnostic lui est annoncé : il souffre de polyradiculonévrite chronique, une maladie auto-immune qui "peut revenir à tout moment". "Ça n’engage que moi-même, mais je crois que l’accident de vélo a été un facteur déclenchant. Mais ma femme et les spécialistes qui m’ont vu après m’ont dit ‘non, vous avez tout simplement attrapé un virus’", déclare Henri Sannier qui a refusé d’être soigné par quelqu’un d’autre que sa femme.

Un dimanche à la campagne : le témoignage bouleversant d’Henri Sannier

Alité, immobilisé et les doigts recourbés, Henri Sannier est pourtant convaincu que ce n’est qu’un état passager et pense : "Je m’en fous, je vais m’en sortir. Je me disais ‘je vais re-marcher’. C’est un peu fou, parce que j’étais allongé dans un truc, amorphe… Un légume. Il n’y avait que ma tête qui marchait. J’étais incapable de mettre un bouton, de faire mes lacets. Rien ! Je ne pouvais rien faire. Atroce !". Cette conviction inébranlable qu’il allait retrouver l’usage de ses jambes lui a porté chance : "Petit à petit, j’ai senti que ça revenait. (…) C’est un truc dingue dans ma tête. Je suis dans le séjour et j’avais mal un soir, j’avais besoin d’un médicament. La commode était à trois mètres, je ne pouvais pas… Alors je me suis accroché… Et j’ai marché… Incroyable… Je suis toujours ému quand j’en parle… Le lendemain, j’ai re-marché et mes petits-enfants m’ont vu et m’ont applaudi… Le plus beau jour de ma vie. Je faisais 5 mètres, après 20 mètres, après 100 mètres". Pouvoir à nouveau marcher a été pour Henri Sannier "une vraie renaissance" et surtout une leçon de vie. "Je ne suis plus tout à fait le même. Je vivais à 100 à l’heure. Maintenant, je vis à 45 à l’heure. J’écoute les gens. Avant, je ne les écoutais pas forcément. J’allais beaucoup trop vite. Maintenant, je prends le temps de fermer les yeux, d’écouter de la musique, de regarder la nature. Et je me dis que la vie qui est devant moi, elle sera belle encore. Il faut y croire. C’est pour ça que j’y crois dur comme fer et que je ne veux pas baisser les bras", a-t-il conclu, les larmes aux yeux.

Par
Hugo Mallais