Le pass sanitaire actuellement en vigueur en France prendra-t-il vraiment fin au 15 novembre 2021 ? Si le gouvernement avait fixé cette échéance en mettant en place cette mesure décriée, cette date ne serait plus vraiment gravée dans le marbre du côté du Premier ministre Jean Castex et des autres ministres d’Emmanuel Macron. Interrogé à ce sujet ce mercredi, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a ainsi précisé que l’exécutif souhaitait prolonger davantage l’état d’urgence sanitaire pour se donner la possibilité de pouvoir encore imposer, dans les prochains mois, un pass sanitaire.
« Nous sommes aujourd’hui dans un dispositif d’état d’urgence qui permet à l’Etat de prendre un certain nombre de mesures pour protéger les Français en cas de reprise épidémique. (…) Un certain nombre de ces mesures et ce régime doivent s’éteindre dans les prochains mois (…) évidemment dans le contexte que nous connaissons, c’est-à-dire une part d’inconnue sur l’évolution de ce virus même si nous avons des raisons d’être optimistes grâce à la vaccination et à ce que nous observons aujourd’hui à l’issue de cette 4e vague », a-t-il commencé.
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Mettant en avant la volonté de « prudence » du gouvernement, il a ajouté que « l’enjeu n’était pas de prolonger indéfiniment des mesures et contraintes qui s’appliquent aux Français » mais de « d’avoir, pendant plusieurs mois, la possibilité de recourir à des mesures si c’est nécessaire pour protéger les Français ». Un projet de loi allant dans ce sens sera ainsi présenté en Conseil des Ministres le 13 octobre prochain. Ce dernier « prévoit la possibilité de recourir à ces dispositifs pendant plusieurs mois encore », précise-t-il en évoquant l’été 2022.
« Vous imaginez bien que dans le contexte d’une campagne et d’une élection présidentielles, où le parlement ne siège plus, il faut, pour des raisons de prudence et de sécurité élémentaires, se donner la possibilité, s’il y avait une reprise épidémique, de prendre des mesures pour protéger les Français, par exemple de remettre le pass sanitaire (…) Ce que nous proposerons dans ce texte de loi est d’enjamber l’élection présidentielle (qui se tiendra les 10 et 24 avril 2022, ndlr) », a-t-il ajouté en réponse à une journaliste comme le montrent des images diffusées par BFM TV.
Clara Kolodny