Le neveu d’Ali, l’homme décédé après avoir été traîné par une voiture, témoigne sur TPMP (VIDEO)

Publié le 14 février 2022 à 20:40
C8
Ali, retraité de 67 ans originaire de Noisy-le-Sec, est décédé chez lui vendredi 11 février 2022, un mois après avoir été violemment traîné et blessé par un automobiliste. Son neveu Hocine est venu témoigner sur le plateau de TPMP sur C8.

Traîné sur plusieurs mètres, filmé par des occupants hilares de la voiture, puis blessé par la violente chute liée à l’accélération de la voiture, Ali, 67 ans, est décédé un mois après le choc. 

Les images de son agression avait suscité un vif émoi à Noisy le sec, ville dans laquelle il a passé 55 ans de sa vie. 

Trois personnes, les occupants du véhicule, avaient été arrêtés et mis en examen. 

Et c’est un Ali avec le visage égratigné et choqué qui avait témoigné de l’agression subie sur TPMP, évoquant ses nombreuses blessures mais disant “bien aller quand même” après avoir “eu peur d’être trop esquinté”. 

Selon Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy le Sec, « les causes du décès ne sont pas encore établies et l’institut médico-légal n’a pas encore rendu de conclusions ». Mais le neveu d’Ali, un jeune homme prénommé Hocine, a souhaité témoigner sur le plateau de TPMP. 

En colère, il explique ne pas vouloir être dans la vengeance : “Ali ne voulait pas être dans la vengeance. On est croyant alors on se dit que s’il est parti c’est qu’il devait partir. Maintenant faire pleurer l’autre famille pour remplacer l’autre famille qui pleure c’est pas ce qu’on veut”. 

Il ajoute : “moi je veux rendre hommage à Ali. Ali il est arrivé à 4 ans d’Algérie, il a toujours vécu en pavillon, il a jamais connu un HLM, il a jamais été SDF, on l’appelait Napoléon à l’école, il a eu son bac à 16 ans, surtout à l’époque c’était un exploit. Il avait sauté des classes, il parlait couramment anglais (…) il a jamais eu affaire à un service de police, il a jamais eu d’amende. Il est très gentil et je tiens à lui rendre hommage”. 

S’il ne rêve pas de vengeance, Hocine rêve néanmoins de justice : “j’ai envie de te dire ils l’ont tué. Mais on peut pas car chaque action entraîne une réaction. S’ils l’ont tué on peut pas rester comme ça. Donc on va dire ils l’ont pas tué. On va dire, on sait pas”. 

Il ajoute : “c’est un acte totalement gratuit. C’est incompréhensible. Quelqu’un que tout le monde connait. Tous les jours je pense à faire justice moi-même mais c’est exactement ce qu’il faut pas faire. J’ai des enfants, je ne veux pas d’une société où on donne coup pour coup”. 

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