Le mea-culpa de Florence Foresti : « J’ai certainement fait preuve de mauvais goût aux César 2020 » (VIDEO)

Publié le 14 septembre 2021 à 13:28
Capture d'écran France 5
Invitée lundi soir de C à vous sur France 5, Florence Foresti est revenue sur son rôle de maîtresse de cérémonie des César 2020. Une soirée marquée notamment par la polémique liée aux nombreuses nominations de J’accuse de Roman Polanski.

Si présenter les César est toujours une mission difficile, le défi était encore plus ardu pour Florence Foresti en 2020. L’actrice et humoriste a en effet été chargée de mener à bien cette soirée alors que le septième art français traversait une crise de grande ampleur. Cette institution que sont les César était au cœur d’une vive polémique après les 12 nominations raflées par le film J’accuse du réalisateur Roman Polanski. Un plébiscite décrié par les féministes et par de nombreuses personnalités. La polémique était telle que le conseil d’administration de l’Académie des César a démissionné et qu’une pétition signée par plus de 200 personnalités a réclamé un changement en profondeur de l’organisation.

Lundi soir, Florence Foresti a été confrontée dans C à vous à l’une de ses interventions sur la scène des César 2020. Des images qu’elle n’avait jamais revues. « J’ai pour habitude de ne pas revoir, celles-là encore moins. Mais je suis très fière en revanche de mes textes, je suis très contente de ce que j’ai fait. (…) Comment voulez-vous que je ne la sente pas (la tension, ndlr) ? Vous ne pouvez pas savoir ce par quoi on est passés : on essayait de m’épargner, on ne me disait rien. Il y avait des manifs dehors et moi on me maquillait, ‘tout va bien’. C’était une armée d’angoisse autour de moi (…) moi j’ai tenu mon truc, je voulais divertir les spectateurs, je voulais remplir mon contrat », a-t-elle confié.

Dans ces différents discours ce soir-là, Florence Foresti n’a pas hésité à évoquer la polémique Roman Polanski ainsi que les affaires d’agression sexuelle qui ont secoué aussi bien la France que les Etats-Unis. Des sujets impossibles à éviter pour elle. « On ne peut pas faire l’impasse sur ce sujet qui était devenu un sujet de société dont s’étaient emparées les féministes. (…) On vit dans un monde où je ne suis pas là pour servir à tout prix les gens qui étaient là dans la salle (…) J’ai certainement fait preuve de maladresse ou de mauvais gout, mais c’est le risque à prendre pour un humoriste. On doit essayer, au risque de se tromper, d’être intègre, et d’amuser ».

Rappelant que « l’humour est aussi un contexte », elle a fait son mea-culpa en reconnaissant avoir peut-être fait des erreurs « avec des vannes moins bonnes, indélicates ». Evoquant l’avenir de telles cérémonies, elle s’ets d’ailleurs demandé si le rôle de maître/maîtresse de cérémonie perdurera dans le temps. « Aux Oscars, ça fait plusieurs années qu’il n’y a plus d’hôte. C’est une époque difficile pour les humoristes. De toute évidence, peut-être qu’il y a de moins en moins de gens qui oseront le faire et il y en a qui le feront avec brio. Je suis sure que cette année ça va être génial, ça dépend de l’engagement de l’artiste ».

Clara Kolodny

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